La Nouvelle Zélande a un indice des prix des biens de capitaux. Bon c’est un indice des prix qui ne concerne que les biens de capitaux physiques. J’attends toujours le portefeuille de l’investisseur comme on a le panier de la ménagère … Reste que c’est un bon pas. Et quand on voit la hausse de l’indice des prix des biens de capitaux néo-zélandais on commence à changer de définition de l’inflation.
Qu’on cesse de nous mentir ! L’inflation ce n’est pas uniquement la hausse des prix des biens de consommation. Et les banques centrales n’ont pas pour seul but d’empêcher la hausse des prix des biens de consommation.
C’est vrai quoi pourquoi donc les banques centrales auraient pour seul et unique but : la modération des salaires touchés par les travailleurs et la modération des prix des biens de consommation possédés par les pauvres ?
Pourquoi ne pas inclure la modération des profits, touchés par les actionnaires et la modération des prix des biens de capital possédés par les riches ?
On se fout de nous je vous dis, à un point que ça en devient invisible, comme ce blog.
jeudi, août 16, 2007
Gavés !
Oui on est gavés. Tous gavés. Ici la pub pour l’industrie agroalimentaire, là celle pour la vente à crédit, cartes à taux 0, lignes de découvert. …
No wonder there is Fatmerica. Gavés comme des oies. Il faut une âme de fer et un corps en pierre pour ne pas céder à ce prêt à porter, à manger, à baiser, pas cher et à crédit, tu consommes aujourd’hui tu payes demain…
C’est la machine à désir, la vaste optimisation sans qu’il y ait jamais de fins, de faim.
Non pas qu’il n y ait ni exclus, ni morts à la tâche, on ne prête qu aux riches et le pauvre d’un pays riche est richissime… Oui il y a aussi l’intensification du travail. Reste comme un goût de perte d’âme, tous ces blés morts, des animaux morts, cette industrialisation de la mort au service d’une vie sans saveur, mais longue et efficace.
Pour qui ? Pour quoi ? C’est quoi l’efficacité ? C’est quoi le sens ? C’est ce que plus personne ne sait. Chacun libre de choisir ses fins, mais pas sa faim. On peut tout, mais pas résister à toutes ces nourritures qui nous saturent… C’est de plus en plus dur de rester en dehors, de dire que l’essentiel est ailleurs, de ne pas embarquer dans la spirale dopage et performance dont plus personne se sait quelle est la performance… A part dans la production de dopants… C’est vrai quoi, le tour, qui encore y croit ? Alors quand on se dope, c’est pourquoi ? Pour oublier comme l’ivrogne du petit prince ? Pour oublier dans le travail qu’on se dope pour oublier dans le travail ?
Mmmmhhhhh Je reprendrais bien une madone.
Et toutes ces catastrophes, leur fréquence accrue par la population accrue, et le climat … Ca vous fait pas un sentiment d’ère prophétique ?
Mais je m’égare.
Enfin c’est ce qu’on dira.
No wonder there is Fatmerica. Gavés comme des oies. Il faut une âme de fer et un corps en pierre pour ne pas céder à ce prêt à porter, à manger, à baiser, pas cher et à crédit, tu consommes aujourd’hui tu payes demain…
C’est la machine à désir, la vaste optimisation sans qu’il y ait jamais de fins, de faim.
Non pas qu’il n y ait ni exclus, ni morts à la tâche, on ne prête qu aux riches et le pauvre d’un pays riche est richissime… Oui il y a aussi l’intensification du travail. Reste comme un goût de perte d’âme, tous ces blés morts, des animaux morts, cette industrialisation de la mort au service d’une vie sans saveur, mais longue et efficace.
Pour qui ? Pour quoi ? C’est quoi l’efficacité ? C’est quoi le sens ? C’est ce que plus personne ne sait. Chacun libre de choisir ses fins, mais pas sa faim. On peut tout, mais pas résister à toutes ces nourritures qui nous saturent… C’est de plus en plus dur de rester en dehors, de dire que l’essentiel est ailleurs, de ne pas embarquer dans la spirale dopage et performance dont plus personne se sait quelle est la performance… A part dans la production de dopants… C’est vrai quoi, le tour, qui encore y croit ? Alors quand on se dope, c’est pourquoi ? Pour oublier comme l’ivrogne du petit prince ? Pour oublier dans le travail qu’on se dope pour oublier dans le travail ?
Mmmmhhhhh Je reprendrais bien une madone.
Et toutes ces catastrophes, leur fréquence accrue par la population accrue, et le climat … Ca vous fait pas un sentiment d’ère prophétique ?
Mais je m’égare.
Enfin c’est ce qu’on dira.
mardi, août 14, 2007
De la responsabilité des banques centrales et de leur politique de taux d intérêt dans le krach
Maintenant que le grand krach a commencé, on voit de nouvelles sortes d’abrutis
émerger. Il y a peu pour les apotres de la mondialisation et du laissez faire, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Puis voilà
que les mêmes (Thierry Breton dans le journal Le Monde par ex. ) accusent
les banques centrales de tous nos maux actuels.
Elles auraient trop baissé les taux d’intérêt pendant trop longtemps. Elles
les auraient remonté trop, ou trop vite ou n’auraient pas su les rebaisser à
temps. On ne dira jamais assez l’inanité des ergoties sur les taux d’intérêts.
Parce qu’au fond, ce qui compte c'est : qui crée la monnaie et comment ?
On connaît la position des autrichiens : Personne ne devrait créer de la
monnaie, ni les banques, ni l’état. La monnaie doit être exogène aux
anticipations mimétiques des agents. L’or de ce point de vue est une bonne
base monétaire, a fortiori si les banques se voient interdire de prêter l’or
que leurs clients leur ont confié pour le garder.
On connaît la position étatique, seul l’état doit pouvoir contrôler l’émission
de monnaie. L’activité de crédit des banques doit être strictement encadrée.
On connaît la position des riches : laissez les banques et les intervenants
sur les marchés financiers créer de la monnaie comme bon leur semble,
lorsque surviendra l’inévitable crise, que l’état nous donne de l’argent
frais, que chaque crise et chaque période de croissance soit l’occasion d’une
concentration de la richesse dans nos mains.
Quand on a compris cela, tout devient plus clair.
Qu’importe le niveau des taux fixés par les banques centrales, la grande
erreur a été de penser que les taux étaient un moyen efficace de piloter la
croissance de la masse monétaire. Parce que disons le tout net, jouer sur
les taux ne fonctionne que tant que les acteurs économiques souhaitent
accroître leur endettement. Des taux d’intérêt réels nuls ou négatifs n’ont
aucun impact si les acteurs économiques souhaitent réduire leur endettement,
par exemple parce qu’ils anticipent l’absence d’investissement rentable et
une baisse de la valeur de tous les actifs. On l'a vu au Japon récemment on
l'a vu dans les années 30. A partir du moment où les banques centrales ont
commencé à piloter la masse monétaire par les taux, c’est à dire à piloter l’accroissement
de la masse monétaire par les prêteurs privées, la messe était dite.
L'effondrement de la masse monétaire par krach du crédit devait survenir
tôt ou tard.
Mais d’où vient que ces banques ont commencé à piloter la masse monétaire
par les taux ? Tout simplement de la dérégulation financière. Tant que l’état
était le seul habilité à créer de la monnaie ou, plus exactement, tant qu’il
était un intervenant majeur de la création monétaire, par impression de
billets, prêts directs ou encadrement quantitatif des activités de prêts des
acteurs privés, alors le rôle des taux d’intérêt était minime.
Qu’on ne se méprenne donc pas. Les banques centrales ne sont pour rien dans
la crise actuelle. L’entière responsabilité de la crise revient aux
parlements qui ont voté la dérégulation financière véritable munich des
démocraties devant la montée de la finance. L’origine de la crise actuelle
en France c’est le tournant de la rigueur de 1983, la loi bancaire de 1984.
La sortie de crise est également toute tracée : contrôle quantitatif du
crédit, suppression des produits dérivés, des fonds mutuels et de 99% des
innovations financières.
Et oui " c’est totalement impensable ". C’est précisément parce que c’est
impensable aujourd’hui, que cela va se produire. Ce n’est en effet
impensable qu’aujourd’hu. De plus, si c’est impensable aujourd’hui, c’est
précisément parce que cela a été rendu impensable, afin que les banquiers et
les riches puissent commettre le crime impensable avant hier, auquel nous
avons tous assisté jusqu’à hier : la financiarisation et la mondialisation
de nos économies.
Cette époque est maintenant révolue. Ouf. Retroussons nos manches, il y a du
pain sur la planche.
émerger. Il y a peu pour les apotres de la mondialisation et du laissez faire, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Puis voilà
que les mêmes (Thierry Breton dans le journal Le Monde par ex. ) accusent
les banques centrales de tous nos maux actuels.
Elles auraient trop baissé les taux d’intérêt pendant trop longtemps. Elles
les auraient remonté trop, ou trop vite ou n’auraient pas su les rebaisser à
temps. On ne dira jamais assez l’inanité des ergoties sur les taux d’intérêts.
Parce qu’au fond, ce qui compte c'est : qui crée la monnaie et comment ?
On connaît la position des autrichiens : Personne ne devrait créer de la
monnaie, ni les banques, ni l’état. La monnaie doit être exogène aux
anticipations mimétiques des agents. L’or de ce point de vue est une bonne
base monétaire, a fortiori si les banques se voient interdire de prêter l’or
que leurs clients leur ont confié pour le garder.
On connaît la position étatique, seul l’état doit pouvoir contrôler l’émission
de monnaie. L’activité de crédit des banques doit être strictement encadrée.
On connaît la position des riches : laissez les banques et les intervenants
sur les marchés financiers créer de la monnaie comme bon leur semble,
lorsque surviendra l’inévitable crise, que l’état nous donne de l’argent
frais, que chaque crise et chaque période de croissance soit l’occasion d’une
concentration de la richesse dans nos mains.
Quand on a compris cela, tout devient plus clair.
Qu’importe le niveau des taux fixés par les banques centrales, la grande
erreur a été de penser que les taux étaient un moyen efficace de piloter la
croissance de la masse monétaire. Parce que disons le tout net, jouer sur
les taux ne fonctionne que tant que les acteurs économiques souhaitent
accroître leur endettement. Des taux d’intérêt réels nuls ou négatifs n’ont
aucun impact si les acteurs économiques souhaitent réduire leur endettement,
par exemple parce qu’ils anticipent l’absence d’investissement rentable et
une baisse de la valeur de tous les actifs. On l'a vu au Japon récemment on
l'a vu dans les années 30. A partir du moment où les banques centrales ont
commencé à piloter la masse monétaire par les taux, c’est à dire à piloter l’accroissement
de la masse monétaire par les prêteurs privées, la messe était dite.
L'effondrement de la masse monétaire par krach du crédit devait survenir
tôt ou tard.
Mais d’où vient que ces banques ont commencé à piloter la masse monétaire
par les taux ? Tout simplement de la dérégulation financière. Tant que l’état
était le seul habilité à créer de la monnaie ou, plus exactement, tant qu’il
était un intervenant majeur de la création monétaire, par impression de
billets, prêts directs ou encadrement quantitatif des activités de prêts des
acteurs privés, alors le rôle des taux d’intérêt était minime.
Qu’on ne se méprenne donc pas. Les banques centrales ne sont pour rien dans
la crise actuelle. L’entière responsabilité de la crise revient aux
parlements qui ont voté la dérégulation financière véritable munich des
démocraties devant la montée de la finance. L’origine de la crise actuelle
en France c’est le tournant de la rigueur de 1983, la loi bancaire de 1984.
La sortie de crise est également toute tracée : contrôle quantitatif du
crédit, suppression des produits dérivés, des fonds mutuels et de 99% des
innovations financières.
Et oui " c’est totalement impensable ". C’est précisément parce que c’est
impensable aujourd’hui, que cela va se produire. Ce n’est en effet
impensable qu’aujourd’hu. De plus, si c’est impensable aujourd’hui, c’est
précisément parce que cela a été rendu impensable, afin que les banquiers et
les riches puissent commettre le crime impensable avant hier, auquel nous
avons tous assisté jusqu’à hier : la financiarisation et la mondialisation
de nos économies.
Cette époque est maintenant révolue. Ouf. Retroussons nos manches, il y a du
pain sur la planche.
orthodoxie et hétérodoxie en économie
Pour qui dispose de quelque réflexe étymologique, il y a quelque chose de très étrange à voire de nombreux économistes discuter des approches orthodoxes et hétérodoxes en économie, sans jamais s’interroger sur l’origine et le sens de ces deux termes. Ce paradoxe est d’autant plus surprenant et signifiant, que passer 10 minutes à interroger un dictionnaire suffit à révéler toutes les erreurs des interprétations vulgaires de ces termes et d’en faire éclater leur véritable sens scientifique.
Car enfin : comment a-t-on pu en venir à ce triple non sens étymologique qu’il y a à opposer Orthodoxie à Hétérodoxie ?
Considérons un peu :
un propos orthodoxe est étymologiquement un propos conforme à une opinion droite.
Un propos hétérodoxe à un autre est étymologiquement toujours, un propos qui relève d’une opinion différente de celle dont relève celui auquel il est comparé.
On ne peut donc logiquement opposer un propos orthodoxe qu’à un propos Scolidoxe, c’est à dire un propos conforme à une opinion tordue.
L’orthodoxie, ensemble des propos conforme à une opinion droite, s’oppose à la scolidoxie, ensemble des propos conforme à une opinion tordue. Elle ne saurait s’opposer à l’hétérodoxie ou aux hétérodoxies. C’est là le premier non sens de l’opposition orthoxie-hétérodoxie.
De plus, un propos hétérodoxe d’un autre, d’une opinion différente, ne peut logiquement s’opposer qu’à un propos homodoxe, renvoyant à une même opinion.
L’hétérodoxie, étymologiquement, est l’ensemble des propos qui renvoient à des opinions différentes. L’hétérodoxie s’oppose à l’homodoxie, ensemble des propos qui renvoient à une même opinion. L’orthodoxie peut être hétérodoxe, s’il existe plusieurs opinions droites en désaccord. La scolidoxie peut être homodoxe si tous sont d’accord sur une seule et même opinion qui se trouve être fausse.
Là réside un deuxième non sens de l’opposition orthodoxie-hétérodoxie.
Un propos orthodoxe a des qualités propres, catégories substantielles, qui le définissent comme conforme à une opinion droite. En revanche un propos hétérodoxe (à un autre) n’a que des qualités relationnelles, il est différent d’un autre. Pourquoi opposer un terme renvoyant à des qualités propres, et un autre à des qualités relationnelles ?
Là réside le troisième non sens de l’opposition orthodoxie-hétérodoxie.
Une fois que ce détour vers l’étymologie et la logique a été opéré, le problème qui nous est posé en tant que chercheur change de nature. Il ne s’agit plus de parler de l’orthodoxie et des hétérodoxies et de leurs combats, nous savons en effet que ces termes sont trompeurs. Il s’agit plutôt désormais de comprendre qui a intérêt à parler dans ces termes, c’est à dire qui a intérêt à tromper les autres.
Historiquement, les dominants d’une institution (l’église catholique en formation) se sont déclarés les tenants d’une opinion (doxa) tenue par eux comme droite et juste (ortho), ils se sont constitués comme formant l’orthodoxie dominante. Ils ont par la même déclaré toutes les autres (hétéro) opinions comme fausses, tordues, mais en refusant d’avoir à les discuter sur le fond, ce qu’aurait impliqué le fait de les appeler du terme de scolidoxes. Au contraire en se définissant comme s’autoproclamant membres d’une orthodoxie dominante, ils ont défini les autres (hétéro) comme étant dans l’erreur, sur la seule base de leur différence et de leur insubordination.
Accepter l’opposition orthodoxie-hétérodoxie, c’est clairement accepter les séquences argumentatives suivantes :
Nous avons l’opinion vraie, vous êtes d’une opinion différente, donc vous êtes dans l’erreur.
Nous dominons l’institution qui fait la part du vrai et du faux, vous contestez cette domination, donc vous êtes dans le faux.
Le premier énoncé suppose l’existence d’une vérité unique, si la vérité est unique, alors tout ce qui n’est pas vrai est faux.
Le second énoncé, plus radical affirme un rapport de force au sein de l’institution qui fait la part du vrai et du faux, du champ culturel, et exige plus radicalement la soumission des dominés au dominant, sous peine d’excommunication, c’est à dire d’exclusion du champ de la communication. Ce second énoncé suppose en arrière plan une affirmation selon laquelle il est nécessaire qu’it souhaitable qu’il y ait un groupe dominant dans le champ culturel.
Nous qui sommes éclairés par l’étymologie, pouvons plutôt lire dans cette collusion des dominants et dominés historiques, une même passion à faire passer la différence comme critère unique d’erreur, parce que l’unité homogène serait intrinsèquement liée au vrai.
Si tant de chercheurs continuent à opposer orthodoxie et hétérodoxie(s), c’est probablement parce que tous partagent ces deux présupposés : la vérité est une, il doit exister un groupe unique pour contrôler l’instance qui dit la vérité.
Autrement dit, les tenants des positions hinc et nunc « hétérodoxes » (dominées et tenues pour fausses) aspirent à s’instituer comme « orthodoxes » (dominants et tenues pour vraies) et à imposer à leur tour une soumission de tous à la nouvelle « orthodoxie » ?
La grande victoire de « l’orthodoxie » dominante réside précisément dans le fait qu’elle réussit à faire partager aux « hétérodoxies » dominées l’idéologie selon laquelle la vérité est unique et son instituion doit être contrôlée par un groupe unique.
En effet l’opposition orthodoxie – hétérodoxies est toujours une arme stratégique au service de l’orthodoxie. Celle-ci est posée comme unie dans le juste, dans sa lutte contre les hétérodoxies divisées dans et par leurs erreurs.
Il s’agit bien d’une stratégie dans la mesure ou l’orthodoxie est également traversée de contradictions et truffée d’erreurs, qu’elle parvient pourtant à masquer derrière une unité mythique imposée comme référence aux autres, réduits à l’état d’opposants.
Rien n’est plus patent en économie :
le mythe de la concurrence pure et parfaite sur des marchés parfaits totalement modélisés sert à cacher la diversité considérable dans les hypothèses ad-hoc posées par les différentes écoles « néoclassiques » afin de rendre compte des réalités qui constamment échappent à la modélisation.
Le mythe de la division des écoles hétérodoxes sert à cacher leur union autour de principes fondamentaux tels que le rôle de l’histoire et des rapports de force, du droit et de l’éthique.
Pour penser autrement que selon l’homodoxie scolidoxe régnante, osons les questions suivantes :
Hétérodoxe et hétérodoxie doivent-ils nécessairement étymologiquement être des termes relationnels ? Qu’arriverait-il si l’on se mêlait de donner un contenu substantiel à la notion d’hétérodoxie ?
Osons la définition suivante : est hétérodoxe, tout propos relatif à l’altérité.
Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que cela change ?
Dans la première définition, un proposé était hétérodoxe d’un autre en ce qu’il renvoyait à une opinion différente sur un même sujet. Par exemple, « cela est grand » était un propos hétérodoxe du propos « cela est petit ». Tandis que « cela est grand » et « cela est plus long et large que la moyenne » étaient des propos homodoxes.
Dans la seconde définition, que nous osons ici, « cela est grand et ceci est petit » est en soi, un propos hétérodoxe dans la mesure où il suppose la possibilité de différences de tailles entre les êtres dont il est question. En revanche « les humains sont des êtres rationnels » est un propos homodoxe, dans la mesure où il traite des points communs aux êtres dont il est question. L’hétérodoxie traite des différences réelles, probables et potentielles et l’homodoxie des similitudes réelles, probables et potentielles.
Utiliser cette nouvelle définition permet de révéler encore plus ce qu’il y a de faux à opposer comme le font la plupart des économistes, les prénotions « orthodoxie » et « hétérodoxie ».
L’approche qui domine actuellement la discipline économique est une homodoxie : hostile à la différence (lites de biens), au changement (états du monde futurs et passés connus), à la découverte, à tout altruisme (hédonisme égoïste). En cela, cette approche est radicalement et indissociablement dans l’erreur positive et la faute normative. L’hétérodoxie en revanche constitue la seule approche orthodoxe en sciences humaines et sociales. L’Autre est ce qui constitue l’Homme. Si l’unité peut caractériser la matière en tant que l’humanité cherche à se la soumettre, l’humanité est en revanche essentiellement hétérogène en ce qu’elle est produite par des humains aux projets différents et conflictuels. Les variations historiques et culturelles témoignent du renouvellement constant des différences entre les hommes, par le fait même qu’ils s’entredéfinissent dans leurs relations. L’Altérité, l’altruisme et le renoncement à la dualité sont à la base de toutes les religions et de toutes les éthiques.
Être un scientifique et donc un hétérodoxe conséquent, c’est par conséquent renoncer par avance à devenir l’orthodoxie, réclamer la pluralité des voies vers le vrai et le nécessaire partage du pouvoir au sein des institutions en charge de dire le vrai et le faux, y compris avec ceux qui pensent hic et nunc être les seuls détenteurs de la vérité.
Car enfin : comment a-t-on pu en venir à ce triple non sens étymologique qu’il y a à opposer Orthodoxie à Hétérodoxie ?
Considérons un peu :
un propos orthodoxe est étymologiquement un propos conforme à une opinion droite.
Un propos hétérodoxe à un autre est étymologiquement toujours, un propos qui relève d’une opinion différente de celle dont relève celui auquel il est comparé.
On ne peut donc logiquement opposer un propos orthodoxe qu’à un propos Scolidoxe, c’est à dire un propos conforme à une opinion tordue.
L’orthodoxie, ensemble des propos conforme à une opinion droite, s’oppose à la scolidoxie, ensemble des propos conforme à une opinion tordue. Elle ne saurait s’opposer à l’hétérodoxie ou aux hétérodoxies. C’est là le premier non sens de l’opposition orthoxie-hétérodoxie.
De plus, un propos hétérodoxe d’un autre, d’une opinion différente, ne peut logiquement s’opposer qu’à un propos homodoxe, renvoyant à une même opinion.
L’hétérodoxie, étymologiquement, est l’ensemble des propos qui renvoient à des opinions différentes. L’hétérodoxie s’oppose à l’homodoxie, ensemble des propos qui renvoient à une même opinion. L’orthodoxie peut être hétérodoxe, s’il existe plusieurs opinions droites en désaccord. La scolidoxie peut être homodoxe si tous sont d’accord sur une seule et même opinion qui se trouve être fausse.
Là réside un deuxième non sens de l’opposition orthodoxie-hétérodoxie.
Un propos orthodoxe a des qualités propres, catégories substantielles, qui le définissent comme conforme à une opinion droite. En revanche un propos hétérodoxe (à un autre) n’a que des qualités relationnelles, il est différent d’un autre. Pourquoi opposer un terme renvoyant à des qualités propres, et un autre à des qualités relationnelles ?
Là réside le troisième non sens de l’opposition orthodoxie-hétérodoxie.
Une fois que ce détour vers l’étymologie et la logique a été opéré, le problème qui nous est posé en tant que chercheur change de nature. Il ne s’agit plus de parler de l’orthodoxie et des hétérodoxies et de leurs combats, nous savons en effet que ces termes sont trompeurs. Il s’agit plutôt désormais de comprendre qui a intérêt à parler dans ces termes, c’est à dire qui a intérêt à tromper les autres.
Historiquement, les dominants d’une institution (l’église catholique en formation) se sont déclarés les tenants d’une opinion (doxa) tenue par eux comme droite et juste (ortho), ils se sont constitués comme formant l’orthodoxie dominante. Ils ont par la même déclaré toutes les autres (hétéro) opinions comme fausses, tordues, mais en refusant d’avoir à les discuter sur le fond, ce qu’aurait impliqué le fait de les appeler du terme de scolidoxes. Au contraire en se définissant comme s’autoproclamant membres d’une orthodoxie dominante, ils ont défini les autres (hétéro) comme étant dans l’erreur, sur la seule base de leur différence et de leur insubordination.
Accepter l’opposition orthodoxie-hétérodoxie, c’est clairement accepter les séquences argumentatives suivantes :
Nous avons l’opinion vraie, vous êtes d’une opinion différente, donc vous êtes dans l’erreur.
Nous dominons l’institution qui fait la part du vrai et du faux, vous contestez cette domination, donc vous êtes dans le faux.
Le premier énoncé suppose l’existence d’une vérité unique, si la vérité est unique, alors tout ce qui n’est pas vrai est faux.
Le second énoncé, plus radical affirme un rapport de force au sein de l’institution qui fait la part du vrai et du faux, du champ culturel, et exige plus radicalement la soumission des dominés au dominant, sous peine d’excommunication, c’est à dire d’exclusion du champ de la communication. Ce second énoncé suppose en arrière plan une affirmation selon laquelle il est nécessaire qu’it souhaitable qu’il y ait un groupe dominant dans le champ culturel.
Nous qui sommes éclairés par l’étymologie, pouvons plutôt lire dans cette collusion des dominants et dominés historiques, une même passion à faire passer la différence comme critère unique d’erreur, parce que l’unité homogène serait intrinsèquement liée au vrai.
Si tant de chercheurs continuent à opposer orthodoxie et hétérodoxie(s), c’est probablement parce que tous partagent ces deux présupposés : la vérité est une, il doit exister un groupe unique pour contrôler l’instance qui dit la vérité.
Autrement dit, les tenants des positions hinc et nunc « hétérodoxes » (dominées et tenues pour fausses) aspirent à s’instituer comme « orthodoxes » (dominants et tenues pour vraies) et à imposer à leur tour une soumission de tous à la nouvelle « orthodoxie » ?
La grande victoire de « l’orthodoxie » dominante réside précisément dans le fait qu’elle réussit à faire partager aux « hétérodoxies » dominées l’idéologie selon laquelle la vérité est unique et son instituion doit être contrôlée par un groupe unique.
En effet l’opposition orthodoxie – hétérodoxies est toujours une arme stratégique au service de l’orthodoxie. Celle-ci est posée comme unie dans le juste, dans sa lutte contre les hétérodoxies divisées dans et par leurs erreurs.
Il s’agit bien d’une stratégie dans la mesure ou l’orthodoxie est également traversée de contradictions et truffée d’erreurs, qu’elle parvient pourtant à masquer derrière une unité mythique imposée comme référence aux autres, réduits à l’état d’opposants.
Rien n’est plus patent en économie :
le mythe de la concurrence pure et parfaite sur des marchés parfaits totalement modélisés sert à cacher la diversité considérable dans les hypothèses ad-hoc posées par les différentes écoles « néoclassiques » afin de rendre compte des réalités qui constamment échappent à la modélisation.
Le mythe de la division des écoles hétérodoxes sert à cacher leur union autour de principes fondamentaux tels que le rôle de l’histoire et des rapports de force, du droit et de l’éthique.
Pour penser autrement que selon l’homodoxie scolidoxe régnante, osons les questions suivantes :
Hétérodoxe et hétérodoxie doivent-ils nécessairement étymologiquement être des termes relationnels ? Qu’arriverait-il si l’on se mêlait de donner un contenu substantiel à la notion d’hétérodoxie ?
Osons la définition suivante : est hétérodoxe, tout propos relatif à l’altérité.
Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que cela change ?
Dans la première définition, un proposé était hétérodoxe d’un autre en ce qu’il renvoyait à une opinion différente sur un même sujet. Par exemple, « cela est grand » était un propos hétérodoxe du propos « cela est petit ». Tandis que « cela est grand » et « cela est plus long et large que la moyenne » étaient des propos homodoxes.
Dans la seconde définition, que nous osons ici, « cela est grand et ceci est petit » est en soi, un propos hétérodoxe dans la mesure où il suppose la possibilité de différences de tailles entre les êtres dont il est question. En revanche « les humains sont des êtres rationnels » est un propos homodoxe, dans la mesure où il traite des points communs aux êtres dont il est question. L’hétérodoxie traite des différences réelles, probables et potentielles et l’homodoxie des similitudes réelles, probables et potentielles.
Utiliser cette nouvelle définition permet de révéler encore plus ce qu’il y a de faux à opposer comme le font la plupart des économistes, les prénotions « orthodoxie » et « hétérodoxie ».
L’approche qui domine actuellement la discipline économique est une homodoxie : hostile à la différence (lites de biens), au changement (états du monde futurs et passés connus), à la découverte, à tout altruisme (hédonisme égoïste). En cela, cette approche est radicalement et indissociablement dans l’erreur positive et la faute normative. L’hétérodoxie en revanche constitue la seule approche orthodoxe en sciences humaines et sociales. L’Autre est ce qui constitue l’Homme. Si l’unité peut caractériser la matière en tant que l’humanité cherche à se la soumettre, l’humanité est en revanche essentiellement hétérogène en ce qu’elle est produite par des humains aux projets différents et conflictuels. Les variations historiques et culturelles témoignent du renouvellement constant des différences entre les hommes, par le fait même qu’ils s’entredéfinissent dans leurs relations. L’Altérité, l’altruisme et le renoncement à la dualité sont à la base de toutes les religions et de toutes les éthiques.
Être un scientifique et donc un hétérodoxe conséquent, c’est par conséquent renoncer par avance à devenir l’orthodoxie, réclamer la pluralité des voies vers le vrai et le nécessaire partage du pouvoir au sein des institutions en charge de dire le vrai et le faux, y compris avec ceux qui pensent hic et nunc être les seuls détenteurs de la vérité.
lundi, août 06, 2007
Cassandre
Sur mon blog, solitaire
qui sur l'océan erre
avec son google GPS
bouteille d'ivresse
Que dis- je ?
Car je murmure en secret aux nouveaux murs de ma prison imaginaire.
Et que dis-je ?
Que dis-je sur ce blog secret bien que référencé dans google, disponible à qui chercherait. Amusant le web, comme manifestation de ce principe divin : qui cherche trouve, demandez et l'on vous donnera.
ah...
Je dis ma peur.
Peur des pré-visions qui deviennent vraies. D'abord les craintes de "risque systémique", ensuite d'effondrement financier, puis les banques fermées parce qu'en faillite, la ruée vers les billets, les paysans avec leur légumes pourrissant dans les champs, les ouvriers et employés au chômage par millions, les têtes des riches sur des piques virtuelles ou réelles, la guerre comme exutoire à la colère des masses, la fuite vers les rares iles épargnées ...
Est-ce cela notre avenir ?
Que peut-on encore éviter ?
Certainement pas l'effondrement du système financier et grand bien en soit il. Aux gémonies les traders, dérivateurs et autres parasites de la sphère réelle. Nous connaissons l'histoire et les propos de Bouddha comme le mythe de Babel, peu nous chaud ces gens qui vendent l'insouciance d'aujourd'hui au prix d'illusions sur demain.
Est ce que l'europe saura mettre en place une politique budgétaire massivement expansive ? Saura t elle imprimer des billets par millions ? Va t on réoser le keynésianisme ? L'europe osera t elle européaniser les réseaux de chemin de fer, de téléphone, de télévision ?
Va t on enfin favoriser une agriculture respectueuse de l'environnement, produire localement, taxer les transports et par dessus tout l'avion, emprisonner les riches dans leur cité ?
Telles sont les voies de sortie pour éviter le pire du cauchemard.
Et pour l'instant je persiste à parler dans le vide à qui viendra chercher ma parole.
qui sur l'océan erre
avec son google GPS
bouteille d'ivresse
Que dis- je ?
Car je murmure en secret aux nouveaux murs de ma prison imaginaire.
Et que dis-je ?
Que dis-je sur ce blog secret bien que référencé dans google, disponible à qui chercherait. Amusant le web, comme manifestation de ce principe divin : qui cherche trouve, demandez et l'on vous donnera.
ah...
Je dis ma peur.
Peur des pré-visions qui deviennent vraies. D'abord les craintes de "risque systémique", ensuite d'effondrement financier, puis les banques fermées parce qu'en faillite, la ruée vers les billets, les paysans avec leur légumes pourrissant dans les champs, les ouvriers et employés au chômage par millions, les têtes des riches sur des piques virtuelles ou réelles, la guerre comme exutoire à la colère des masses, la fuite vers les rares iles épargnées ...
Est-ce cela notre avenir ?
Que peut-on encore éviter ?
Certainement pas l'effondrement du système financier et grand bien en soit il. Aux gémonies les traders, dérivateurs et autres parasites de la sphère réelle. Nous connaissons l'histoire et les propos de Bouddha comme le mythe de Babel, peu nous chaud ces gens qui vendent l'insouciance d'aujourd'hui au prix d'illusions sur demain.
Est ce que l'europe saura mettre en place une politique budgétaire massivement expansive ? Saura t elle imprimer des billets par millions ? Va t on réoser le keynésianisme ? L'europe osera t elle européaniser les réseaux de chemin de fer, de téléphone, de télévision ?
Va t on enfin favoriser une agriculture respectueuse de l'environnement, produire localement, taxer les transports et par dessus tout l'avion, emprisonner les riches dans leur cité ?
Telles sont les voies de sortie pour éviter le pire du cauchemard.
Et pour l'instant je persiste à parler dans le vide à qui viendra chercher ma parole.
jeudi, août 02, 2007
Minsky et Kondratiev
Nouriel Roubini a un joli post sur l'éclatement actuel de la bulle de crédit mondial. Il en parle comme d'un événement à court terme.
Pourtant ce qui frappe quiconque s'intéresse à ce petit ratio crucial Dette totale / PIB, c'est qu'il est grosso modo en hausse constate depuis le tournant des années 70 en occident.
Il est probabable que nous soyons en train d'assister non pas seulement à un pic de Minsky de court terme, un pic comme celui de 91-92 ou de 81 aux Etats-Unis. Il y a plus probablement un pic de très long terme, une inversion radicale de la pente de fond du ratio dette/PIB.
Voici venir l'hiver Kodratiev
Pourtant ce qui frappe quiconque s'intéresse à ce petit ratio crucial Dette totale / PIB, c'est qu'il est grosso modo en hausse constate depuis le tournant des années 70 en occident.
Il est probabable que nous soyons en train d'assister non pas seulement à un pic de Minsky de court terme, un pic comme celui de 91-92 ou de 81 aux Etats-Unis. Il y a plus probablement un pic de très long terme, une inversion radicale de la pente de fond du ratio dette/PIB.
Voici venir l'hiver Kodratiev
lundi, juillet 30, 2007
Le krach
Bon, vous l'aurez noté, ça y est les bourses mondiales commencent à tanguer. Plus personne ne nie l'existence d'une crise majeure de l'immobilier américain.
Ca commence à chier grave et il est plus que temps que je me trouve un poste avec la sécurité de l'emploi. Ah ah
Ca commence à chier grave et il est plus que temps que je me trouve un poste avec la sécurité de l'emploi. Ah ah
La sainte quaternité
Ca m'amuse beaucoup de continuer à poster sur un blog que je n'ai annoncé à personne et qui est simplement là, ignoré dans la blogosphère.
Ca m'amuse encore plus de voir à quoi j'accorde du temps. Rien de moins qu'une révision du notre père. C'est vrai quoi, fatiguante la survénération du père, le refoulement de la mère, l'assimilation de l'enfant au seul fils et puis du même coup la transcendance toujours préférée, la priorité constante à Prométhée dans l'oubli de son ainé ...
Il suffit.
Et donc, voici à qui voudront s'en servir :
Notre père qui es feu céleste
Sanctifié soit ton nom
Vienne ton règne
Advienne ta volonté du ciel vers la terre
Plante en nous aujourd’hui les graines de notre pain à venir
Et remets nous notre dette
Comme aussi nous remettons à nos débiteurs
Tiens nous à l’écart du jugement
Et délivre nous du méchant,
Car à toi sont la puissance et la gloire pour les siècles.
Notre mère qui est terre
Sanctifié soit ton nom
Vienne ton règne
Advienne ta volonté de la terre vers le ciel
Fais germer aujourd’hui notre pain à venir
Et remets nous notre dette
Comme aussi nous remettons à nos débiteurs
Tiens nous à l’écart du jugement
Et délivre nous du méchant,
Car à toi sont la puissance et la gloire pour les siècles.
Notre enfant qui es eau
Sanctifié soit ton nom
Vienne ton règne
Advienne ta volonté du coeur aux extrémités
Deviens aujourd’hui notre pain à venir
Et remets nous notre dette
Comme aussi nous remettons à nos débiteurs
Tiens nous à l’écart du jugement
Et délivre nous du méchant,
Car à toi sont la puissance et la gloire pour les siècles.
Notre esprit saint qui es air
Sanctifié soit ton nom
Vienne ton règne
Advienne ta volonté des extrémités vers le cœur
Conçois aujourd’hui notre pain à venir
Et remets nous notre dette
Comme aussi nous remettons à nos débiteurs
Tiens nous à l’écart du jugement
Et délivre nous du méchant,
Car à toi sont la puissance et la gloire pour les siècles.
C'est l'esprit saint qui est le verbe et la connaissance et ce qui sépare sans juger ni diviser.
L'enfant est l'amour qui unit le créateur, la procréatrice et le connaissant éternel.
Le pain à venir est le paradis étenel dans l'instant de la révélation
La dette est tout tort à réparer, toute faute dont on ne s'est excusé, tout mal commis et plus généralement tout ce qui est du à l'autre, cf le double sens de dette et péchés du mot en araméen.
Ca m'amuse encore plus de voir à quoi j'accorde du temps. Rien de moins qu'une révision du notre père. C'est vrai quoi, fatiguante la survénération du père, le refoulement de la mère, l'assimilation de l'enfant au seul fils et puis du même coup la transcendance toujours préférée, la priorité constante à Prométhée dans l'oubli de son ainé ...
Il suffit.
Et donc, voici à qui voudront s'en servir :
Notre père qui es feu céleste
Sanctifié soit ton nom
Vienne ton règne
Advienne ta volonté du ciel vers la terre
Plante en nous aujourd’hui les graines de notre pain à venir
Et remets nous notre dette
Comme aussi nous remettons à nos débiteurs
Tiens nous à l’écart du jugement
Et délivre nous du méchant,
Car à toi sont la puissance et la gloire pour les siècles.
Notre mère qui est terre
Sanctifié soit ton nom
Vienne ton règne
Advienne ta volonté de la terre vers le ciel
Fais germer aujourd’hui notre pain à venir
Et remets nous notre dette
Comme aussi nous remettons à nos débiteurs
Tiens nous à l’écart du jugement
Et délivre nous du méchant,
Car à toi sont la puissance et la gloire pour les siècles.
Notre enfant qui es eau
Sanctifié soit ton nom
Vienne ton règne
Advienne ta volonté du coeur aux extrémités
Deviens aujourd’hui notre pain à venir
Et remets nous notre dette
Comme aussi nous remettons à nos débiteurs
Tiens nous à l’écart du jugement
Et délivre nous du méchant,
Car à toi sont la puissance et la gloire pour les siècles.
Notre esprit saint qui es air
Sanctifié soit ton nom
Vienne ton règne
Advienne ta volonté des extrémités vers le cœur
Conçois aujourd’hui notre pain à venir
Et remets nous notre dette
Comme aussi nous remettons à nos débiteurs
Tiens nous à l’écart du jugement
Et délivre nous du méchant,
Car à toi sont la puissance et la gloire pour les siècles.
C'est l'esprit saint qui est le verbe et la connaissance et ce qui sépare sans juger ni diviser.
L'enfant est l'amour qui unit le créateur, la procréatrice et le connaissant éternel.
Le pain à venir est le paradis étenel dans l'instant de la révélation
La dette est tout tort à réparer, toute faute dont on ne s'est excusé, tout mal commis et plus généralement tout ce qui est du à l'autre, cf le double sens de dette et péchés du mot en araméen.
vendredi, juillet 13, 2007
Dans l'atttente de la Z-Machine ...
D'accord, la Z-Machine progresse. Néanmoins, d'ici à ce que soit conçu un réacteur à fusion nucléaire opérationnel et d'ici à ce que ces derniers soient construits en nombre suffisants ... Le pétrole, le charbon et l'uranium, bref les énergies fossiles, restent les sources d'énergie principales. Or les ressources en énergies fossiles sont limitées. Le pic pétrolier est proche, même si les estimations divergent.
Le pétrole est encore abondant et les travaux requérants force musculaire et dextérité manuelle sont partis vers des pays à faible salaire et faible monnaie (Asie), cela ne signifie pas pour autant que toute la richesse est produite par l'information ou ou par les services.
Dans ce contexte il faut lire avec une extrème prudence les prophètes de la société post-industrielle.
La prudence s'applique au courant dominant qui évoque le capitalisme informationnel, la société du savoir, l'hypermodernité et autre termes afférents.
Il faut également considérer avec prudence les hypothèses alternatives concernant le développement d'une société de services ou l'essentiel des activités sont des activités de développement humain : formation (et non transmission de savoir)), soin (et non application de techniques médicales), arts et divertissement (restauration hotellerie loisirs ...) ...
L'abondance énergétique reste pour l'instant un cadeau provisoire fait à nos générations actuelles.
Le pétrole est encore abondant et les travaux requérants force musculaire et dextérité manuelle sont partis vers des pays à faible salaire et faible monnaie (Asie), cela ne signifie pas pour autant que toute la richesse est produite par l'information ou ou par les services.
Dans ce contexte il faut lire avec une extrème prudence les prophètes de la société post-industrielle.
La prudence s'applique au courant dominant qui évoque le capitalisme informationnel, la société du savoir, l'hypermodernité et autre termes afférents.
Il faut également considérer avec prudence les hypothèses alternatives concernant le développement d'une société de services ou l'essentiel des activités sont des activités de développement humain : formation (et non transmission de savoir)), soin (et non application de techniques médicales), arts et divertissement (restauration hotellerie loisirs ...) ...
L'abondance énergétique reste pour l'instant un cadeau provisoire fait à nos générations actuelles.
mercredi, juillet 11, 2007
1968, mon cul
Je ne sais pas vous, mais la relecture de toute l'histoire récente comme découlant de mai 1968, retour de balancier des "rêves" d'émancipation me laisse songeur.
On aura tout entendu, la trahison des gauchistes anti marxistes devenus vrais droitiers, vue dans Lauzier dès 1980, vérifiée par Glucksman et BHL avec l'élection de Sarkozy, la pensée libertaire charriant l'exploitation "libérale" (cf. le nouvel esprit du capitalisme ...)
Mais bordel : Pourquoi mai 68 ?
En quoi cet événement serait il plus fondateur que 82 l'élection de Reagan ou 79 la grève perdue des mineurs contre Tatcher, 83 le tournant de la rigueur ... Bref en quoi les excès contestataires ET plannificateurs des années 70 sont ils plus marquants que la révolution libérale des années 80 ?
Est-ce parce que 68 est antérieur ?
Mais alors comment ne pas voir que 68 fut une réaction salutaire contre les excès de la plannification et du contrôle social issus de l'économie de guerre ? Et la seconde guerre mondiale a probablement sa source dans la crise des années 30 et la guerre 14 découlant de l'impérialisme réponse aux crises économiques de la fin du 19ème siècle...
A l'infini.
Etrange cette fixation sur mai 68, d'autant qu'en vérité le message écologiste et anti consommation a été tué dans l'oeuf, transformé par les bureaucraties en revendications matérielles, lesquelles ont nourri la crise de la rentabilité par inflation des salaires et inadaptation de la production de masse. La véritable rupture se situe dans les années 1980, avec le remplacement de la technocratie d'Etat, au service du public (et surtout des fonctionnaires), par la technocratie marchande au service des riches et accessoirement des consommateurs.
Pas de changement radical de politique en 1969, juste une accentuation des politiques dirigistes et favorables aux salariés. Par contre le tournant des années 80 annonce une rupture radicale, ouverture des frontières aux capitaux, puis progressivement aux biens et services, dérégulation de la finance et de tous les secteurs un par un pour les rendre compatible avec la concurrence oligopolistique privée.
Si mai 68 a eu un impact dans les politiques officielles, et hors de France le tournant des années 70 de façon générale, c'est d'abord par sa récupération deux fois erronnées par les élites dirigeantes.
Si mai 1968 a eu un impact direct réel, c'est d'abord dans l'exigence d'autogestion, le mouvement associatif, la pensée du libre, l'écologie et à la limite l'entreprise apprenante, le coaching etc. Il est temps toutefois de réaliser que la société anonyme est une forme institutionnelle historiquement dépassée.
On aura tout entendu, la trahison des gauchistes anti marxistes devenus vrais droitiers, vue dans Lauzier dès 1980, vérifiée par Glucksman et BHL avec l'élection de Sarkozy, la pensée libertaire charriant l'exploitation "libérale" (cf. le nouvel esprit du capitalisme ...)
Mais bordel : Pourquoi mai 68 ?
En quoi cet événement serait il plus fondateur que 82 l'élection de Reagan ou 79 la grève perdue des mineurs contre Tatcher, 83 le tournant de la rigueur ... Bref en quoi les excès contestataires ET plannificateurs des années 70 sont ils plus marquants que la révolution libérale des années 80 ?
Est-ce parce que 68 est antérieur ?
Mais alors comment ne pas voir que 68 fut une réaction salutaire contre les excès de la plannification et du contrôle social issus de l'économie de guerre ? Et la seconde guerre mondiale a probablement sa source dans la crise des années 30 et la guerre 14 découlant de l'impérialisme réponse aux crises économiques de la fin du 19ème siècle...
A l'infini.
Etrange cette fixation sur mai 68, d'autant qu'en vérité le message écologiste et anti consommation a été tué dans l'oeuf, transformé par les bureaucraties en revendications matérielles, lesquelles ont nourri la crise de la rentabilité par inflation des salaires et inadaptation de la production de masse. La véritable rupture se situe dans les années 1980, avec le remplacement de la technocratie d'Etat, au service du public (et surtout des fonctionnaires), par la technocratie marchande au service des riches et accessoirement des consommateurs.
Pas de changement radical de politique en 1969, juste une accentuation des politiques dirigistes et favorables aux salariés. Par contre le tournant des années 80 annonce une rupture radicale, ouverture des frontières aux capitaux, puis progressivement aux biens et services, dérégulation de la finance et de tous les secteurs un par un pour les rendre compatible avec la concurrence oligopolistique privée.
Si mai 68 a eu un impact dans les politiques officielles, et hors de France le tournant des années 70 de façon générale, c'est d'abord par sa récupération deux fois erronnées par les élites dirigeantes.
Si mai 1968 a eu un impact direct réel, c'est d'abord dans l'exigence d'autogestion, le mouvement associatif, la pensée du libre, l'écologie et à la limite l'entreprise apprenante, le coaching etc. Il est temps toutefois de réaliser que la société anonyme est une forme institutionnelle historiquement dépassée.
Energie et valeur des biens
Tout le monde est au courant, le pétrole est devenu denrée rare. Envahir l'Irak s'est vraiment avéré une des décisions les plus stupides jamais prises. Maintenant tous les producteurs de pétrole font des profits énormes simplement parce que la production irakienne stagne ou régresse.
Mais pas seulement. Il y a surtout que l'ère des découvertes de gisement de pétrole est terminée. Les seuls grands gisements récemment mis en exploitation sont ceux des sables bitumeux de l'Alberta : couteux, polluants, rendement énergétique pitoyable ...
A ce jour il n'y a pas d'alternatives crédibles. Dans l'attente des résultats hypothétiques de la Z-Machine, d'éoliennes, panneaux photovoltaiques ou usines maréemotrices du futur, il n'y a pas d'autres solutions que la réduction des dépenses énergétiques inutiles et l'exploitation raisonnée des stocks déclinents d'énergie fossiles.
Du coup cela risque d'influencer fortement la théorie économique, la théorie de la valeur travail et plus précisément encore de la valeur énergie risque de faire son grand retour. Ce qui a tué la valeur travail, c'est moins en effet les arguments théoriques que la quasi infinité de l'offre d'énergie. Quand un baril de pétrole suffit à en extraire 50, l'énergie cesse d'être une contrainte.
Si demain un baril de pétrole devient nécessaire pour extraire un baril de pétrole, s'il faut en venir à pomper avec les bras ou les animaux le pétrole dans le sol, le pétrole aura cessé d'être une source d'énergie. La valeur travail, entendue dans un sens physique de travail des forces, sera rétablie dans toute sa plénitude.
Mais pas seulement. Il y a surtout que l'ère des découvertes de gisement de pétrole est terminée. Les seuls grands gisements récemment mis en exploitation sont ceux des sables bitumeux de l'Alberta : couteux, polluants, rendement énergétique pitoyable ...
A ce jour il n'y a pas d'alternatives crédibles. Dans l'attente des résultats hypothétiques de la Z-Machine, d'éoliennes, panneaux photovoltaiques ou usines maréemotrices du futur, il n'y a pas d'autres solutions que la réduction des dépenses énergétiques inutiles et l'exploitation raisonnée des stocks déclinents d'énergie fossiles.
Du coup cela risque d'influencer fortement la théorie économique, la théorie de la valeur travail et plus précisément encore de la valeur énergie risque de faire son grand retour. Ce qui a tué la valeur travail, c'est moins en effet les arguments théoriques que la quasi infinité de l'offre d'énergie. Quand un baril de pétrole suffit à en extraire 50, l'énergie cesse d'être une contrainte.
Si demain un baril de pétrole devient nécessaire pour extraire un baril de pétrole, s'il faut en venir à pomper avec les bras ou les animaux le pétrole dans le sol, le pétrole aura cessé d'être une source d'énergie. La valeur travail, entendue dans un sens physique de travail des forces, sera rétablie dans toute sa plénitude.
Back on line
Quel long silence.
Et que de temps les transformations prennent.
Enfin la bulle immobilière américaine éclate. Le krach de l'endettement est imminent. Il remonte, si lentement ! de prêteurs immobiliers en faillite aux obligations déclassées.
L'Europe, le Japon et la chine remontent tranquillement leurs taux d'intérêt. Le différentiel avec les Etats-Unis se réduit tandis que les réserves de change explosent. L'heure de vérité approche, le dollar est déjà en chute prononcée.
Combien de temps encore avant que la crise américaine fasse chuter les exportations asiatiques ?
Combien de temps encore avant que l'Asie et les pays exportateurs cessent de prêter aux américains ?
Que tout cela est donc lent.
Et que de temps les transformations prennent.
Enfin la bulle immobilière américaine éclate. Le krach de l'endettement est imminent. Il remonte, si lentement ! de prêteurs immobiliers en faillite aux obligations déclassées.
L'Europe, le Japon et la chine remontent tranquillement leurs taux d'intérêt. Le différentiel avec les Etats-Unis se réduit tandis que les réserves de change explosent. L'heure de vérité approche, le dollar est déjà en chute prononcée.
Combien de temps encore avant que la crise américaine fasse chuter les exportations asiatiques ?
Combien de temps encore avant que l'Asie et les pays exportateurs cessent de prêter aux américains ?
Que tout cela est donc lent.
mardi, décembre 06, 2005
Dette, démographie, montagne
J'aime beaucoup le site de Calculated Risk Récemment on pouvait y voir un post avec des jolis graphiques démographiques.
Les animations montraient pour les états Unis le vieillissement démographique. Le même vieillisement bien connu en Europe, en Chine, au Japon ... Ce vieillissement qui fait que la population devrait probablement décroitre après un sommet, d'un niveau inconnu (9-12 milliards ?) à une date inconnue (2050, 2100 ?).
Chacun sait, et surtout les économistes, que l'humain est pleinement productif durant le mitan de sa vie. Quelque part entre 16 et 65 ans, plus ou moins selon l'espérance de vie locale. Autant dire que quand la population d'un pays passe de 50% de la population ayant moins de 16 ans (la situation de l'Irak ou l'Iran je crois), à celle de 70 % de la population entre 16 et 65 ans ( les états Unis actuellement) puis à celle de 30% de la population de plus de 65 ans (L'Allemagne dans 20 ans) ... Et bien, comme un individu, le pays voit sa productivité moyenne varier.
Pour la croissance économique donc, l'idéal c'est une phase durant laquelle la population productive croit. Par exemple l'après guerre en occident.
Et la dette ?
Et bien si un pays est habitué à une croissance démographique et à la croissance économique qui l'accompagne, il peut promettre monts et merveilles par exemple aux futurs retraités. Malheureusement le vieillissement démographique vient ralentir la croissance démographique, la croissance économique qui l'accompagne, le pays accroit chaque année ses dettes et diminue chaque année sa capacité à rembourser... En fait les pays agissent comme un individu qui au lieu de raisonner sur un revenu temporellement borné calculait son revenu futur sur la base de son revenu passé. A 50 ans par exemple, il acheterait à crédit une énorme maison en s'endettant sur 30 ans, sans penser qu'il peut être licencié, que de toute façon il approche de l'age de la retraite et que sa productivité est en baisse et qu'il va bientot mourir (mettons, qu'il aurait 50% de chance de mourir avant les 30 ans).
Et la montagne ?
Et bien je me suis dit que la montagne pouvait éclairer l'impact potentiellement procyclique de l'endettement.
Supposons que l'économie consiste à grimper la montagne du progrès matériel.
On dira qu'il existe deux outils pour grimper cette montagne
Le vélo
L'avion.
Le vélo à l'avantage de pouvoir être déplacé avec de l'énergie humaine directe, l'humain pédale.
Il y a un inconvénient majeur, outre la fatigue : on ne peut pas monter plus vite que la montagne, si la montagne s'applatit, pire si provisoirement elle redescent, il faut redescendre.
L'avion est bien pratique du coup, il fonctionne avec de l'énergie humaine accumulée (du pétrole qu'on est allé chercher, des panneaux solaires contruits, etc.). L'idéal pour son utilisation est lorsqu'en haut d'un sommet, on aperçoit un autre pic un peu plus loin. Plutot que de redescendre à vélo, on monte dans l'avion et hop ligne droite. On perd moins d'altitude.
Mais parfois on commence à décoller avant le sommet, dès que ça commence à devenir plat, on perd le contact du sol, et si on arrive a court de carburant, le crash est assuré.
La montagne c'est la croissance potentielle. Le crédit c'est l'essence qui permet de décoller de cette croissance potentielle, notamment en vue de la croissance future.
L'image vaut ce qu'elle vaut. En tout cas il est certain que l'occident à force de booster sa croissance potentielle déclinante à coup (coût) de crédits successifs se dirige droit vers le crash.
Les animations montraient pour les états Unis le vieillissement démographique. Le même vieillisement bien connu en Europe, en Chine, au Japon ... Ce vieillissement qui fait que la population devrait probablement décroitre après un sommet, d'un niveau inconnu (9-12 milliards ?) à une date inconnue (2050, 2100 ?).
Chacun sait, et surtout les économistes, que l'humain est pleinement productif durant le mitan de sa vie. Quelque part entre 16 et 65 ans, plus ou moins selon l'espérance de vie locale. Autant dire que quand la population d'un pays passe de 50% de la population ayant moins de 16 ans (la situation de l'Irak ou l'Iran je crois), à celle de 70 % de la population entre 16 et 65 ans ( les états Unis actuellement) puis à celle de 30% de la population de plus de 65 ans (L'Allemagne dans 20 ans) ... Et bien, comme un individu, le pays voit sa productivité moyenne varier.
Pour la croissance économique donc, l'idéal c'est une phase durant laquelle la population productive croit. Par exemple l'après guerre en occident.
Et la dette ?
Et bien si un pays est habitué à une croissance démographique et à la croissance économique qui l'accompagne, il peut promettre monts et merveilles par exemple aux futurs retraités. Malheureusement le vieillissement démographique vient ralentir la croissance démographique, la croissance économique qui l'accompagne, le pays accroit chaque année ses dettes et diminue chaque année sa capacité à rembourser... En fait les pays agissent comme un individu qui au lieu de raisonner sur un revenu temporellement borné calculait son revenu futur sur la base de son revenu passé. A 50 ans par exemple, il acheterait à crédit une énorme maison en s'endettant sur 30 ans, sans penser qu'il peut être licencié, que de toute façon il approche de l'age de la retraite et que sa productivité est en baisse et qu'il va bientot mourir (mettons, qu'il aurait 50% de chance de mourir avant les 30 ans).
Et la montagne ?
Et bien je me suis dit que la montagne pouvait éclairer l'impact potentiellement procyclique de l'endettement.
Supposons que l'économie consiste à grimper la montagne du progrès matériel.
On dira qu'il existe deux outils pour grimper cette montagne
Le vélo
L'avion.
Le vélo à l'avantage de pouvoir être déplacé avec de l'énergie humaine directe, l'humain pédale.
Il y a un inconvénient majeur, outre la fatigue : on ne peut pas monter plus vite que la montagne, si la montagne s'applatit, pire si provisoirement elle redescent, il faut redescendre.
L'avion est bien pratique du coup, il fonctionne avec de l'énergie humaine accumulée (du pétrole qu'on est allé chercher, des panneaux solaires contruits, etc.). L'idéal pour son utilisation est lorsqu'en haut d'un sommet, on aperçoit un autre pic un peu plus loin. Plutot que de redescendre à vélo, on monte dans l'avion et hop ligne droite. On perd moins d'altitude.
Mais parfois on commence à décoller avant le sommet, dès que ça commence à devenir plat, on perd le contact du sol, et si on arrive a court de carburant, le crash est assuré.
La montagne c'est la croissance potentielle. Le crédit c'est l'essence qui permet de décoller de cette croissance potentielle, notamment en vue de la croissance future.
L'image vaut ce qu'elle vaut. En tout cas il est certain que l'occident à force de booster sa croissance potentielle déclinante à coup (coût) de crédits successifs se dirige droit vers le crash.
mardi, novembre 29, 2005
Some thoughts on free trade
Most models in favor of free trade are stupidly static.
Get ricardo, it's very clear. There's a gain to international exchange. OK point granted. There's always a static gain to make.
Now we know of course that economies are to be seen more as ongoing processes, that change in a progressive manner. THere are paths, path dependance etc.
So here are my not so humble thoughts on international trade and the mess it led us in.
Even though international trade is good, international trade expansion is good, excessive international trade expansion is bad has it is fueld by excessive reliance on debt growth .
In the following allegory, we intend to show that rising debt is the only and last factor standing in the way of us and the oncoming major depression through debt deflation.
Figure it so there are two regions : the western rich sphere, and the asian developping sphere.
We will argue that debt allows to
1 boost spending, investment, profits, production, in both region
2 reduce the gap between the western wages and the asian wages, asian wages catches up.
3 reduce the gap between returns on capital in the western sphere and asian sphere (western returns catch up)
4 INCREASE THE SHARE OF CAPITAL IN PRODUCTION REVENUES
In the western sphere say in 1980
100 companies pay 100 workers 140 in wages and compensation, use 500 capital units paid 60, have a total production of 200and
Before 1980 the asian sphere does not exist (for the westerners).
Then because of falling trade barriers
We discover that in the asian sphere there are 1000 companies who pay 10000 workers 10 in wages and compensation, use 100 capital units paid 10, have a total productiction of 20.
Total production is 220
THe static law of supply and demand says that in the long run, price/productivity ratio will be equated. In a perfect market, there are no transaction costs and no merchants doing a profit on arbitraging, or this profit is very small. The equalising process goes super fast. Possibly the western sphere loses some share of the global production, but the boost in productivity compensates this.
Now in the real world there are transaction costs. Big holders of capital units do the arbitraging and make profit on it. They use the arbitraging to raise the pay of their capital units at the expanse of workers pay.
So we end up in 2005 and the equalisation is not over.
We are in an intermediary situation like this one:
in the western sphere 50 companies pay 90 workers 150 in wages and compensation, use 600 capital units paid 150, have a total production of 300
in the asian sphere 1000 companies pay 15000 workers 30 in wages and compensation, use 200 capital units paid 70, have a total productiction of 100.
Total global production is 400
Notice that global production is up and production is up in each sphere. Notice that wages are up globally and in each sphere. However there's a problem. Can you see it ?
Capital share of the production is rising. It gets more than half of the global production. (OK it's an exageration). It has risen in the western rich countries from 30 to 50%, it has risen from 50 to 70% in the asian country, and it has risen from 30 to more than 50% globally.
You may say, well, that's OK, capital is scarce in relation to workers, so its productivity as a factor rises.
So what ?
Well the question is : how is such a massive shift possible ? Usually the capital/labor share is fairly stable.
If wages have not risen in line with total productivity, how come there's demand for consuming goods ? WHo's buying those goods ?
Part of the answer of course is that much production has been redirected to investment goods ... The asian sphere may well be in an investment boom. Fisher applies.
But the real answer is : consumer DEBT.
The consumers in the rich countries have been told, expect little pay raise despite productivity growth, BUT enjoy the credit possibilities, and enjoy also the cheap production from abroad.
This is our situation in 2005.
The supply of debt to the consumer is not caused by lack of better investment opportunities, but as a short term way to boost profits, as a way of making profits twice, once by not rising wages despite productivity rises, and twice by the interest rates on the debt (see GM financial activities).
What's the idea on international trade then ?
Well, the arbitration process has been eased and accelerated by debt. Debt has been a grease.
It has boosted growth in the rich country through higher consumer demand and it has boosted export led growth in the developing country and it has boosted the catching up process.
The problem is that the initial gap was so wide and massive, the opening and subsequent catching up has been so brutal, that debt accumulation has been rising too fast and for too long. Debt is now to big.
Instead of some grease in a creaky old machinery, we now have a gigantic pile of debt trying to reach the sky as the modern form of the tower of babel (see prec. posts).
All we can hope is that Bernanke will push inflation unexpectedly to 10% or more level so as to raise the ground before the tower falls. My own bet though is that it's too late.
Get ricardo, it's very clear. There's a gain to international exchange. OK point granted. There's always a static gain to make.
Now we know of course that economies are to be seen more as ongoing processes, that change in a progressive manner. THere are paths, path dependance etc.
So here are my not so humble thoughts on international trade and the mess it led us in.
Even though international trade is good, international trade expansion is good, excessive international trade expansion is bad has it is fueld by excessive reliance on debt growth .
In the following allegory, we intend to show that rising debt is the only and last factor standing in the way of us and the oncoming major depression through debt deflation.
Figure it so there are two regions : the western rich sphere, and the asian developping sphere.
We will argue that debt allows to
1 boost spending, investment, profits, production, in both region
2 reduce the gap between the western wages and the asian wages, asian wages catches up.
3 reduce the gap between returns on capital in the western sphere and asian sphere (western returns catch up)
4 INCREASE THE SHARE OF CAPITAL IN PRODUCTION REVENUES
In the western sphere say in 1980
100 companies pay 100 workers 140 in wages and compensation, use 500 capital units paid 60, have a total production of 200and
Before 1980 the asian sphere does not exist (for the westerners).
Then because of falling trade barriers
We discover that in the asian sphere there are 1000 companies who pay 10000 workers 10 in wages and compensation, use 100 capital units paid 10, have a total productiction of 20.
Total production is 220
THe static law of supply and demand says that in the long run, price/productivity ratio will be equated. In a perfect market, there are no transaction costs and no merchants doing a profit on arbitraging, or this profit is very small. The equalising process goes super fast. Possibly the western sphere loses some share of the global production, but the boost in productivity compensates this.
Now in the real world there are transaction costs. Big holders of capital units do the arbitraging and make profit on it. They use the arbitraging to raise the pay of their capital units at the expanse of workers pay.
So we end up in 2005 and the equalisation is not over.
We are in an intermediary situation like this one:
in the western sphere 50 companies pay 90 workers 150 in wages and compensation, use 600 capital units paid 150, have a total production of 300
in the asian sphere 1000 companies pay 15000 workers 30 in wages and compensation, use 200 capital units paid 70, have a total productiction of 100.
Total global production is 400
Notice that global production is up and production is up in each sphere. Notice that wages are up globally and in each sphere. However there's a problem. Can you see it ?
Capital share of the production is rising. It gets more than half of the global production. (OK it's an exageration). It has risen in the western rich countries from 30 to 50%, it has risen from 50 to 70% in the asian country, and it has risen from 30 to more than 50% globally.
You may say, well, that's OK, capital is scarce in relation to workers, so its productivity as a factor rises.
So what ?
Well the question is : how is such a massive shift possible ? Usually the capital/labor share is fairly stable.
If wages have not risen in line with total productivity, how come there's demand for consuming goods ? WHo's buying those goods ?
Part of the answer of course is that much production has been redirected to investment goods ... The asian sphere may well be in an investment boom. Fisher applies.
But the real answer is : consumer DEBT.
The consumers in the rich countries have been told, expect little pay raise despite productivity growth, BUT enjoy the credit possibilities, and enjoy also the cheap production from abroad.
This is our situation in 2005.
The supply of debt to the consumer is not caused by lack of better investment opportunities, but as a short term way to boost profits, as a way of making profits twice, once by not rising wages despite productivity rises, and twice by the interest rates on the debt (see GM financial activities).
What's the idea on international trade then ?
Well, the arbitration process has been eased and accelerated by debt. Debt has been a grease.
It has boosted growth in the rich country through higher consumer demand and it has boosted export led growth in the developing country and it has boosted the catching up process.
The problem is that the initial gap was so wide and massive, the opening and subsequent catching up has been so brutal, that debt accumulation has been rising too fast and for too long. Debt is now to big.
Instead of some grease in a creaky old machinery, we now have a gigantic pile of debt trying to reach the sky as the modern form of the tower of babel (see prec. posts).
All we can hope is that Bernanke will push inflation unexpectedly to 10% or more level so as to raise the ground before the tower falls. My own bet though is that it's too late.
mardi, octobre 25, 2005
Welcome to helicopter Ben
Welcome to Helicopter drop Super Ben, savior of the indebted world.
hope Bernanke will walk its talk and monetize the US fed deficit. THe fed should already have started to crowd out private money creation. If Ben waits for the credit crunch to happen it will be to late to counter it.
There are 3 things to consider now
1 Debt can not increase much more
2 There's no asset bubbles left (housing is the bubble of last resort and the US lags the world housing boom, the housing bubble in the US is the bubble of last resort).
3 Greenspan allowed a boom in private money creation but he let federal money creation fall to a dismall percentage of the total amount of money created. It makes a HUGE different to print federal money or to allow bankers to create private money by lending more. The difference is simple : printing federal money does not need an increase in the debt level It's Ben Bernanke's job to manage this situation.
Printing money and 2 figures inflation is just what we need. We need this to erase 25 years of foolish build up of the debt level (not only federal officially reported debt of 8 trillions, also household debt (12 trillions), and unreported debt (promises of future payments for retirees and medicare recipients 50 trillions). We should never had let this debt build up happen. It happened mostly because tax were reduced for rich people while wages were kept artificially low (through anti labor policies and excessive opening of world trade). I don't think than anyone think that the average american will repay it's debt in present dollars. And it's not even an issue of americans screwing their international lenders. I don't think europeans can and will repay their debt either. I don't africans will repay their's either (they have had problems to repay them for years now). I'm not even sure that japanese can repay the debt they accumulated these last 20 years. In 90% of the countries public and household debt have soared recently. Whereever you look it makes no sense to have these debt burdens burrying us all into the ground. It's much wiser to erase them through inflation, erase much economic inequality in the process, and make our economies more productive and efficient by eliminating much of the energy spent in useless speculation (housing, asset markets).
The wheel of History turns. If some people did not want debt deflation to hit and subsequent high inflation to appear, they should not have let debt levels reach such foolish highs.
hope Bernanke will walk its talk and monetize the US fed deficit. THe fed should already have started to crowd out private money creation. If Ben waits for the credit crunch to happen it will be to late to counter it.
There are 3 things to consider now
1 Debt can not increase much more
2 There's no asset bubbles left (housing is the bubble of last resort and the US lags the world housing boom, the housing bubble in the US is the bubble of last resort).
3 Greenspan allowed a boom in private money creation but he let federal money creation fall to a dismall percentage of the total amount of money created. It makes a HUGE different to print federal money or to allow bankers to create private money by lending more. The difference is simple : printing federal money does not need an increase in the debt level It's Ben Bernanke's job to manage this situation.
Printing money and 2 figures inflation is just what we need. We need this to erase 25 years of foolish build up of the debt level (not only federal officially reported debt of 8 trillions, also household debt (12 trillions), and unreported debt (promises of future payments for retirees and medicare recipients 50 trillions). We should never had let this debt build up happen. It happened mostly because tax were reduced for rich people while wages were kept artificially low (through anti labor policies and excessive opening of world trade). I don't think than anyone think that the average american will repay it's debt in present dollars. And it's not even an issue of americans screwing their international lenders. I don't think europeans can and will repay their debt either. I don't africans will repay their's either (they have had problems to repay them for years now). I'm not even sure that japanese can repay the debt they accumulated these last 20 years. In 90% of the countries public and household debt have soared recently. Whereever you look it makes no sense to have these debt burdens burrying us all into the ground. It's much wiser to erase them through inflation, erase much economic inequality in the process, and make our economies more productive and efficient by eliminating much of the energy spent in useless speculation (housing, asset markets).
The wheel of History turns. If some people did not want debt deflation to hit and subsequent high inflation to appear, they should not have let debt levels reach such foolish highs.
mardi, octobre 18, 2005
Debt : our new babel tower
You can find here the story of the Babel tower in the Bible.
As all stories in the Bible, this one has to be interpreted. The story is of course not a (failed) historical attempt at explaining how different languages came on earth. The story tells humans that if humans seek ultimate power, they will fail. Why they will fail is not explicitly said but can be infered, they will fail because of the cycle of optimism to pessimism, from attachment to suffering. This cycle is best explained in the buddhist or indhu texts, but the christian religion agrees with it. When humans care for material belongings, when they expect the future to be a certain way (better than the present especially, or at least the same as in the past), then they becomment attached to these expectations. 100% of the time, reality is bound to be unable to meet these expectations. And this causes suffering. This is why all religions ask for a detachment from the material world and from expectations on the future.
The babel tower is the highest expectations that humans can form. And it is an expectation possible only if it is shared collectively. Humans dreamed back then, and still dream at times, that if united, they could master the universe, they dreamed of ultimate power. unstable. It does not matter if there was any attempt in reality at building such a tower. It’s easy to figure how such a tower could be built, it would unite many people in a common project, they would come to speak the same language. It’s also easy to understand what would happen. When the tower reaches a certain height it becomes unstable, it falls. Better engineering help the project to restart and the new tower goes higher. But then fore whatever reason (insufficient technology, funding, energy, storm, termites ...) a limit is reached. The expectation of ultimate power is being disproven. Pessimism follow. Then each man for himself, chooses to take care of his own projects. End of the common project, of the common language, birth of thousands of new local projects and local languages.
What does this say about the present debt accumulation ?
A loan just as a debt is a bet on the ability to repay in the future with future revenues (or assets but assets themselves are worth the revenues they are expected to generate). So when the debt rise within a country or in a global economy, it means increased expectations on the level of future revenues, it means increased optimism on this future level. An infinite debt is probably the modern equivalent of the babel power. Infinite debt means infite spending power, someone with an infinite credit line would be the modern equivalent of a God. A country with an infinite credit line would be the absolute super power. Humanity getting an infinite credit line could fund all projects and allow all humans to get their desires. Of course, just as the babel tower was not possible to build, infinite debt accumulation is not possible.
As all of you probably know, the global debt level has been rising faster than the global revenue for more than 40 years now. In all western countries consumer debt is sky rocketing, much faster than consumer revenues. In most countries of the world, government debt is growing much faster than tax revenues. Besides the public debt is highly understated because of the difference between private and public accounting standards. And the tax level of many european countries are already quite high. The debt level of financial institutions is sky rocketing world wide as they engage in ever complicated financial schemes. The debt level of companies is stable in most western countries but sky rocketing in asia. All in all the debt growth is unsustainable, humanity is presently building a new babel tower. And it is already very high and pretty unstable.
How this will finaly unwind is unclear.
If history is any guide, panic will finally hit the markets, asset prices will fall, battered consumers will save more, battered banks will lend less, thus battered companies will go bankrupt more often, bankrupcies will create unemployment ... A classic deflation by debt scheme, with a higher magnitude than in the 30’s because the debt level is now higher, and more countries took part in the game. To use the tower of babel metaphor : the tower will crash to the ground.
Governments may also proactively create tons of new central bank money, they may force hyperinflation to erase debts, hand out cash to consumers, create new programs to provide work. Hopefully they will act so, especially if the situation goes out of control.
To use the tower of babel metaphor, central bankers would raise the ground higher and burry the tower before it crashes.
Alas, they have many friends among the rich people and the general mood of central bankers presently is not at monetising debts.
Whatever the way, the global accumulation of debt will stop and this will mark the end of a 50 years era. The allegory of the bable tower tells us that the end of any common projects ends up in participants caring about their own business. This means in our situation probably the end of the dollar as the hegemonic currency, the end of the globalisation process as we know it.
NB :
Some people would like a third solution : debt accumulation sould gently slow worldwide, while revenue would keep on growing. To use the tower of babel metaphor, people would progressively stop to care about this tower and and slowly the construction rythm would fall, while the ground level would slowly rise.
This is not going to happen.
The story of the tower of babel does not say that slowly people got tired of building the tower, and slowly they started to quit the project.
And indeed things rarely work this way once a threshhold of speculation has been reached. Once there are people living on the 50th floor, and people hoping to go higher, the process is selfsustaining, until the crash. Too many people now get their revenues from the increase in debt. No action has been taken so far despite rising unbalances caused by the pro debt and assets policies of the 1980’s (reagan thatcher). The longer we wait, the harder the action will need to be, the most probable it becomes that any action will disrupt the financial markets in a significant way, push the tower to the ground.
If any of you has ever build castles with game cards, you know exactly what I mean. Construction often ends with a final crash.
As all stories in the Bible, this one has to be interpreted. The story is of course not a (failed) historical attempt at explaining how different languages came on earth. The story tells humans that if humans seek ultimate power, they will fail. Why they will fail is not explicitly said but can be infered, they will fail because of the cycle of optimism to pessimism, from attachment to suffering. This cycle is best explained in the buddhist or indhu texts, but the christian religion agrees with it. When humans care for material belongings, when they expect the future to be a certain way (better than the present especially, or at least the same as in the past), then they becomment attached to these expectations. 100% of the time, reality is bound to be unable to meet these expectations. And this causes suffering. This is why all religions ask for a detachment from the material world and from expectations on the future.
The babel tower is the highest expectations that humans can form. And it is an expectation possible only if it is shared collectively. Humans dreamed back then, and still dream at times, that if united, they could master the universe, they dreamed of ultimate power. unstable. It does not matter if there was any attempt in reality at building such a tower. It’s easy to figure how such a tower could be built, it would unite many people in a common project, they would come to speak the same language. It’s also easy to understand what would happen. When the tower reaches a certain height it becomes unstable, it falls. Better engineering help the project to restart and the new tower goes higher. But then fore whatever reason (insufficient technology, funding, energy, storm, termites ...) a limit is reached. The expectation of ultimate power is being disproven. Pessimism follow. Then each man for himself, chooses to take care of his own projects. End of the common project, of the common language, birth of thousands of new local projects and local languages.
What does this say about the present debt accumulation ?
A loan just as a debt is a bet on the ability to repay in the future with future revenues (or assets but assets themselves are worth the revenues they are expected to generate). So when the debt rise within a country or in a global economy, it means increased expectations on the level of future revenues, it means increased optimism on this future level. An infinite debt is probably the modern equivalent of the babel power. Infinite debt means infite spending power, someone with an infinite credit line would be the modern equivalent of a God. A country with an infinite credit line would be the absolute super power. Humanity getting an infinite credit line could fund all projects and allow all humans to get their desires. Of course, just as the babel tower was not possible to build, infinite debt accumulation is not possible.
As all of you probably know, the global debt level has been rising faster than the global revenue for more than 40 years now. In all western countries consumer debt is sky rocketing, much faster than consumer revenues. In most countries of the world, government debt is growing much faster than tax revenues. Besides the public debt is highly understated because of the difference between private and public accounting standards. And the tax level of many european countries are already quite high. The debt level of financial institutions is sky rocketing world wide as they engage in ever complicated financial schemes. The debt level of companies is stable in most western countries but sky rocketing in asia. All in all the debt growth is unsustainable, humanity is presently building a new babel tower. And it is already very high and pretty unstable.
How this will finaly unwind is unclear.
If history is any guide, panic will finally hit the markets, asset prices will fall, battered consumers will save more, battered banks will lend less, thus battered companies will go bankrupt more often, bankrupcies will create unemployment ... A classic deflation by debt scheme, with a higher magnitude than in the 30’s because the debt level is now higher, and more countries took part in the game. To use the tower of babel metaphor : the tower will crash to the ground.
Governments may also proactively create tons of new central bank money, they may force hyperinflation to erase debts, hand out cash to consumers, create new programs to provide work. Hopefully they will act so, especially if the situation goes out of control.
To use the tower of babel metaphor, central bankers would raise the ground higher and burry the tower before it crashes.
Alas, they have many friends among the rich people and the general mood of central bankers presently is not at monetising debts.
Whatever the way, the global accumulation of debt will stop and this will mark the end of a 50 years era. The allegory of the bable tower tells us that the end of any common projects ends up in participants caring about their own business. This means in our situation probably the end of the dollar as the hegemonic currency, the end of the globalisation process as we know it.
NB :
Some people would like a third solution : debt accumulation sould gently slow worldwide, while revenue would keep on growing. To use the tower of babel metaphor, people would progressively stop to care about this tower and and slowly the construction rythm would fall, while the ground level would slowly rise.
This is not going to happen.
The story of the tower of babel does not say that slowly people got tired of building the tower, and slowly they started to quit the project.
And indeed things rarely work this way once a threshhold of speculation has been reached. Once there are people living on the 50th floor, and people hoping to go higher, the process is selfsustaining, until the crash. Too many people now get their revenues from the increase in debt. No action has been taken so far despite rising unbalances caused by the pro debt and assets policies of the 1980’s (reagan thatcher). The longer we wait, the harder the action will need to be, the most probable it becomes that any action will disrupt the financial markets in a significant way, push the tower to the ground.
If any of you has ever build castles with game cards, you know exactly what I mean. Construction often ends with a final crash.
La dette : notre nouvelle tour de babel
L’épisode de la tour de Babel dans l’ancien testament est souvent présenté comme étant une tentative dérisoire des religieux d’expliquer a posteriori la diversité linguistique parmi les humains. Les hommes auraient voulu dresser une grande tour qui atteigne les cieux. Dieu, excédé de tant d’outrecuidance aurait alors introduit la diversité des langues parmi les hommes. Ceux-ci, soudainement divisés, incapables de se comprendre auraient du renoncer à leur projet grandiose.
Bien entendu il y a beaucoup plus que cette interprétation littérale à l’évidence historiquement fausse. Mais quoi ?
René Girard
René Girard est le développeur génial de son unique idée : les humains n’ont pas de désir propre, ils désirent en fonction des autres. L’idée en soi n’est pas radicalement nouvelle on trouve un concept de sympathie assez proche chez Hume, Smith, et Spinoza explique très bien qu’on aime ce qu’aiment les gens qu’on aime et hait ce que les gens qu’on hait aiment. La spécificité de René Girard réside dans l’idée que selon lui, le désir mimétique conduit nécessairement à la violence, une violence qui se répand de proche en proche. Pour mettre fin à cette violence, ou la conjurer, la société fait converger tous ces désirs de violence vers une unique victime, le bouc émissaire. Avec le bouc émissaire surgit une dimmension sacrée, une valeur qui vaut pour tous. La mise à mort, réelle ou symbolique du bouc émissaire permet de fonder la loi, l’interdiction du meurtre. Voilà pour un rapide résumé d’une pensée riche et éclairante. Les personnes curieuses peuvent en savoir plus ici.
Quel lien entre René Girard et la tour de Babel ?
Nous voulons ici raconter une autre histoire. Fut une époque, les humains voulurent atteindre au pouvoir absolu, au pouvoir divin. C’est une époque qui se poursuit en fait encore maintenant, une époque qui n’a jamais cessé de toute l’histoire de l’humanité. Les humains avaient décidé de batir une grande tour pour atteindre le ciel, de contrôler l’écosystème de leur planète, de s’endetter à l’infini … Peu importe le projet, l’idée est la même, accéder au pouvoir infini. Ce projet commun les unissaient tous dans leur diversité, ils adoraient le même objet, le même bouc, la même tour, le même système financier. Ils étaient optimistes, ils priaient, ils chantaient, ils attendaient le succès. Ils étaient attachés à la réussite de leur projet.
Malheureusement, le pouvoir absolu n’est pas de ce monde pour les humains. Alors un jour la tour s’est écroulée, l’écosystème s’est déréglé, il y a eu un krach financier. Peu importe l’échec. L’optimisme excessif de la période préalable avait fait naître des attentes considérables. Celles-ci n’étant pas rempliées, ils ont connu la souffrance, ils ont été déçu, ils sont devenus pessimistes. Chacun alors a quitté l’espoir dans le projet collectif du pouvoir absolu, pour la quête d’objectifs plus particuliers. Chacun a quitté la langue commune pour sa langue particulière.
En résumé, lire l’allégorie de la tour de Babel, c’est avant tout comprendre que, tout projet commun crée bien sur une langue commune, mais que lorsqu’il est déraisonnable, il ne peut mener qu’à l’échec. Or avec l’échec, reviennent les langues particulières. Ce n’est pas la diversité des langues qui a fait l’échec de la tour de Babel, mais l’échec ce projet délirant qui a conduit à la diversité des langues.
L’Allégorie de la tour de Babel éclaire le passage régulier d’un marché d’échange à un marché spéculatif à un marché d’échange, elle infirme la thèse simpliste de René Girard. Il y a toujours une période durant laquelle chacun parle sa langue particulière a ses propres désirs et se moque des autres qui demeurent de toute façon incompréhensibles. Durant cette période, un marché permet par exemple des échanges. Puis vient toujours une période durant laquelle, les langues se fondent, tous les désirs se dirigent vers un même objet d’élection, dans l’imitation des autres. Il y a alors un désir d’enrichissement commun dans une monnaie de plus en plus virtuelle, ou d’accroissement de pouvoir de plus en plus virtuel. Le projet commun crée des attentes délirantes qui naturellement ne peuvent qu’être insatisfaites. Chacun revient alors à ses désirs, sa langue, sa morale, ses forces, ses liens particuliers et propres.
Quel lien entre la tour de Babel et la dette ?
A ce stade le raisonnement est probablement évident pour tous.
Un prêt-une dette c’est toujours un pari sur l’avenir, pari sur la capacité à rembourser ce prêt dans le futur. L’augmentation de l’encours des prêts d’un pays est donc une mesure implicite de son degré d’optimisme sur l’avenir. Si la société augmente son endettement, c’est qu’elle pense pouvoir à l’avenir accroître ses revenus pour rembourser ces dettes. De fait très souvent l’endettement permet l’acquisition et la fabrication de biens productifs (machines, usines, maisons). Accumuler des dettes à l’infini, est l’équivalent moderne de construire une tour de Babel. Pouvoir s’endetter à l’infini, sans se préoccuper de sa capacité à rembourser, c’est accéder à un pouvoir d’achat infini.
Ce n’est un secret pour personne que le monde entier est actuellement dans une spirale d’endettement croissant. La dette des gouvernements, des consommateurs, des banques croit de façon beaucoup plus rapide que les revenus des gouvernements, des consommateurs et des banques. Seules les entreprises ont un comportement d’endettement à peu près raisonnable.
L’allégorie de la tour de Babel nous dit exactement ce à quoi il faut s’attendre. A l’évidence le processus d’accumulation d’endettement ne peut se poursuivre à l’infini. Il devrait s’interrompre très prochainement, soit via une réduction forte de l’activité financière, une déflation sévère, des faillites, une dépression, soit via une création de monnaie centrale très très forte, l’organisation concertée d’une hyper inflation annulant les dettes antérieures. Quel que soit le mode d’arrêt de cet optimisme mondial sur les revenus futurs, de cette spéculation à la hausse, l’allégorie de la tour de Babel nous dit que la division en résultera.
Bien entendu il y a beaucoup plus que cette interprétation littérale à l’évidence historiquement fausse. Mais quoi ?
René Girard
René Girard est le développeur génial de son unique idée : les humains n’ont pas de désir propre, ils désirent en fonction des autres. L’idée en soi n’est pas radicalement nouvelle on trouve un concept de sympathie assez proche chez Hume, Smith, et Spinoza explique très bien qu’on aime ce qu’aiment les gens qu’on aime et hait ce que les gens qu’on hait aiment. La spécificité de René Girard réside dans l’idée que selon lui, le désir mimétique conduit nécessairement à la violence, une violence qui se répand de proche en proche. Pour mettre fin à cette violence, ou la conjurer, la société fait converger tous ces désirs de violence vers une unique victime, le bouc émissaire. Avec le bouc émissaire surgit une dimmension sacrée, une valeur qui vaut pour tous. La mise à mort, réelle ou symbolique du bouc émissaire permet de fonder la loi, l’interdiction du meurtre. Voilà pour un rapide résumé d’une pensée riche et éclairante. Les personnes curieuses peuvent en savoir plus ici.
Quel lien entre René Girard et la tour de Babel ?
Nous voulons ici raconter une autre histoire. Fut une époque, les humains voulurent atteindre au pouvoir absolu, au pouvoir divin. C’est une époque qui se poursuit en fait encore maintenant, une époque qui n’a jamais cessé de toute l’histoire de l’humanité. Les humains avaient décidé de batir une grande tour pour atteindre le ciel, de contrôler l’écosystème de leur planète, de s’endetter à l’infini … Peu importe le projet, l’idée est la même, accéder au pouvoir infini. Ce projet commun les unissaient tous dans leur diversité, ils adoraient le même objet, le même bouc, la même tour, le même système financier. Ils étaient optimistes, ils priaient, ils chantaient, ils attendaient le succès. Ils étaient attachés à la réussite de leur projet.
Malheureusement, le pouvoir absolu n’est pas de ce monde pour les humains. Alors un jour la tour s’est écroulée, l’écosystème s’est déréglé, il y a eu un krach financier. Peu importe l’échec. L’optimisme excessif de la période préalable avait fait naître des attentes considérables. Celles-ci n’étant pas rempliées, ils ont connu la souffrance, ils ont été déçu, ils sont devenus pessimistes. Chacun alors a quitté l’espoir dans le projet collectif du pouvoir absolu, pour la quête d’objectifs plus particuliers. Chacun a quitté la langue commune pour sa langue particulière.
En résumé, lire l’allégorie de la tour de Babel, c’est avant tout comprendre que, tout projet commun crée bien sur une langue commune, mais que lorsqu’il est déraisonnable, il ne peut mener qu’à l’échec. Or avec l’échec, reviennent les langues particulières. Ce n’est pas la diversité des langues qui a fait l’échec de la tour de Babel, mais l’échec ce projet délirant qui a conduit à la diversité des langues.
L’Allégorie de la tour de Babel éclaire le passage régulier d’un marché d’échange à un marché spéculatif à un marché d’échange, elle infirme la thèse simpliste de René Girard. Il y a toujours une période durant laquelle chacun parle sa langue particulière a ses propres désirs et se moque des autres qui demeurent de toute façon incompréhensibles. Durant cette période, un marché permet par exemple des échanges. Puis vient toujours une période durant laquelle, les langues se fondent, tous les désirs se dirigent vers un même objet d’élection, dans l’imitation des autres. Il y a alors un désir d’enrichissement commun dans une monnaie de plus en plus virtuelle, ou d’accroissement de pouvoir de plus en plus virtuel. Le projet commun crée des attentes délirantes qui naturellement ne peuvent qu’être insatisfaites. Chacun revient alors à ses désirs, sa langue, sa morale, ses forces, ses liens particuliers et propres.
Quel lien entre la tour de Babel et la dette ?
A ce stade le raisonnement est probablement évident pour tous.
Un prêt-une dette c’est toujours un pari sur l’avenir, pari sur la capacité à rembourser ce prêt dans le futur. L’augmentation de l’encours des prêts d’un pays est donc une mesure implicite de son degré d’optimisme sur l’avenir. Si la société augmente son endettement, c’est qu’elle pense pouvoir à l’avenir accroître ses revenus pour rembourser ces dettes. De fait très souvent l’endettement permet l’acquisition et la fabrication de biens productifs (machines, usines, maisons). Accumuler des dettes à l’infini, est l’équivalent moderne de construire une tour de Babel. Pouvoir s’endetter à l’infini, sans se préoccuper de sa capacité à rembourser, c’est accéder à un pouvoir d’achat infini.
Ce n’est un secret pour personne que le monde entier est actuellement dans une spirale d’endettement croissant. La dette des gouvernements, des consommateurs, des banques croit de façon beaucoup plus rapide que les revenus des gouvernements, des consommateurs et des banques. Seules les entreprises ont un comportement d’endettement à peu près raisonnable.
L’allégorie de la tour de Babel nous dit exactement ce à quoi il faut s’attendre. A l’évidence le processus d’accumulation d’endettement ne peut se poursuivre à l’infini. Il devrait s’interrompre très prochainement, soit via une réduction forte de l’activité financière, une déflation sévère, des faillites, une dépression, soit via une création de monnaie centrale très très forte, l’organisation concertée d’une hyper inflation annulant les dettes antérieures. Quel que soit le mode d’arrêt de cet optimisme mondial sur les revenus futurs, de cette spéculation à la hausse, l’allégorie de la tour de Babel nous dit que la division en résultera.
mardi, octobre 04, 2005
Concentration, efficacity and long term security
Choose about any subject you may think of :
medicine, food safety, architecture, finance ...
Whatever the subject you pick you find some very interesting relations between concentration, efficacity and long term security.
Hospitals provide better tratments than your local doctor, selected crops or animal species have high yelds, large scale food processing units allow for better food safety procedures than your local peasant killing the duck in the courtyard, high buildings can provide shelter too many people on a small area of land, they withstand earthquakes better than small houses, concentration in the finance industry allow entrepreneurs to raise large amounts of cash quickly ...
At the very same time, concentration makes any single accident more visible.
If your local doctor makes an error of practice it will very often go unnoticed. If a major drug treatment has defects, people will be affected simultaneously by the thousands. If an infection is declared in an hospital, many get ill at the same time. If a food processing unit gets infected, thousands of products must be called back.
Etc.
This process often drives call fore more safety measures. Very often safety measures can be made economically viable only through more concentration. Your local doctor can't respect all the safety rules and learn all the protocals. Your local peasant can't invest the equipment necessary to pasteurise milk or food etc.
The process can go on for a while in a loop. It provides more efficiency and objective safety. Its costs are loss of diversity and increased fear. Indeed even though there are less and less risks of dying, eating unealthy food, seeing a building crash etc. Such events are more visible and therefore create more stress.
Of course, my point is that this process can not go on forever. There is always a risk that the concentration creates risks of its own.
For instance higher buildings allow plane terrorist attacks, concentration of the sickests and the weakest in hospitals is a major driver in the apparition of resistant bacterias and viruses to all known treatments, concentration in the number of species grown in agriculture facilitates the spread of epidemias like the avian flu, philoxera ...
This statement seems contradictory to the precedent. However it is not. As usual, it is very important to differenciate between speed and acceleration.
Indeed Higher buildings are often safer than lower ones, however your engineering science limits the height you can reach.
You may believe that high buildings are better, but the truth is what is better is having a better engineering science. Countries with a better engineering science build higher and safer buildings.
However with a given engineering technique, higher buildings pose more of a risk.
Big banks are safer than small ones, large and liquid financial markets allow more safety and flexibility than small markets. However your finance regulations allow you to manage only a given size of debt. There's a limit to the amount of debt that you can pile on.
With given finance regulations, a higher debt level creates a greater risk.
Ian Illich asked 40 years ago if concentration had not gone too far. At the time huge projects were planned by the governments. Some of those failed. Now concentration is driven by the market forces. However it does not seem on a firmer ground.
Indeed even if we let aside the subjective growing fear and unhappiness with the loss in diversity, it becomes more and more self evident that concentration is reaching its limits in many areas :
for ever growing debt piles, for ever concentrated populations, forever reduced numbers of species grown in agriculture are creating huge risks.
medicine, food safety, architecture, finance ...
Whatever the subject you pick you find some very interesting relations between concentration, efficacity and long term security.
Hospitals provide better tratments than your local doctor, selected crops or animal species have high yelds, large scale food processing units allow for better food safety procedures than your local peasant killing the duck in the courtyard, high buildings can provide shelter too many people on a small area of land, they withstand earthquakes better than small houses, concentration in the finance industry allow entrepreneurs to raise large amounts of cash quickly ...
At the very same time, concentration makes any single accident more visible.
If your local doctor makes an error of practice it will very often go unnoticed. If a major drug treatment has defects, people will be affected simultaneously by the thousands. If an infection is declared in an hospital, many get ill at the same time. If a food processing unit gets infected, thousands of products must be called back.
Etc.
This process often drives call fore more safety measures. Very often safety measures can be made economically viable only through more concentration. Your local doctor can't respect all the safety rules and learn all the protocals. Your local peasant can't invest the equipment necessary to pasteurise milk or food etc.
The process can go on for a while in a loop. It provides more efficiency and objective safety. Its costs are loss of diversity and increased fear. Indeed even though there are less and less risks of dying, eating unealthy food, seeing a building crash etc. Such events are more visible and therefore create more stress.
Of course, my point is that this process can not go on forever. There is always a risk that the concentration creates risks of its own.
For instance higher buildings allow plane terrorist attacks, concentration of the sickests and the weakest in hospitals is a major driver in the apparition of resistant bacterias and viruses to all known treatments, concentration in the number of species grown in agriculture facilitates the spread of epidemias like the avian flu, philoxera ...
This statement seems contradictory to the precedent. However it is not. As usual, it is very important to differenciate between speed and acceleration.
Indeed Higher buildings are often safer than lower ones, however your engineering science limits the height you can reach.
You may believe that high buildings are better, but the truth is what is better is having a better engineering science. Countries with a better engineering science build higher and safer buildings.
However with a given engineering technique, higher buildings pose more of a risk.
Big banks are safer than small ones, large and liquid financial markets allow more safety and flexibility than small markets. However your finance regulations allow you to manage only a given size of debt. There's a limit to the amount of debt that you can pile on.
With given finance regulations, a higher debt level creates a greater risk.
Ian Illich asked 40 years ago if concentration had not gone too far. At the time huge projects were planned by the governments. Some of those failed. Now concentration is driven by the market forces. However it does not seem on a firmer ground.
Indeed even if we let aside the subjective growing fear and unhappiness with the loss in diversity, it becomes more and more self evident that concentration is reaching its limits in many areas :
for ever growing debt piles, for ever concentrated populations, forever reduced numbers of species grown in agriculture are creating huge risks.
vendredi, septembre 30, 2005
l'or, le papier, l'électronique et l'endettement
Il fut un temps où la valeur de la monnaie était lié à son poid en or, en argent et parfois d'autres métaux moins précieux.
En ce temps là, le rythme d'extraction de l'or et de l'argent déterminait fortement le niveau des prix. Au 16ème et 17ème siècle, les espagnols et portugais ayant découverts l'amérique et entamé sont pillage en règle, revinrent chargés d'or. En Europe les prix montèrent.
Globalement cependant le rythme d'extraction étant globalement stable, la masse monétaire variait peu et lentement. Lorsque l'afflux d'or des amériques cesse, alors que l'activité économique s'accroit, une lente déflation des prix s'ensuit.
Les rois et les nobles notamment prennent l'habitude d'émettre de contracter des dettes et les fournisseurs se payent parfois entre eux avec de telles dettes. Mais cette activité reste extrèmement marginale. Seuls les personnes en qui on a confiance ou qui ont des moyens d'extorquer l'argent par la menace peuvent ainsi créer des créances.
L'église catholique interdit le prêt à intérêt. Seuls quelques minorités développent ces activités (les juifs, les templiers, certaines villes libres)
A cette époque, une dette est alors un droit à obtenir une matière première désirable et désirée par beaucoup (or ou argent). On peut parler de monnaie matière première.
A partir du 17ème siècle surtout, la banque apparait. Les premières banques sont essentiellement dse banques d'affaire. Néanmoins elles commencent à créer de la monnaie : les lettres de change.
Les banques prètent de l'argent (des pièces d'or ou d'argent) à quelqu'un, cette personne dépose une partie de l'argent prèté dans le coffre de la banque, dépense le reste auprès d'une personne qui dépose également une partie de l'argent reçu dans la banque, et dépense le reste auprès d'une personne qui dépose également une partie de l'argent reçu dans la banque ... De sorte que la banque si elle prête 100 pièces d'or par exemple, peut fort bien en récupérer 50 dans ses coffres. De sorte qu'elle peut prêter à nouveau ces 50 et les 25 qu'ils permettent de récupérer ...
La banque prête 175 pièces d'or par exemple, alors qu'elle ne dispose inialement que de 100 pièces d'or dans son coffre. Mais ce n'est pas grave, parce que chacun est satisfait de confier à la banque son or et qu'il est très rare que tout le monde souhaite récupérer simultanément son argent. En fait collectiment 75 créances, droit à obtenir des pièces d'or auprès de la banque ont été créées.
A cette époque, une dette est encore un droit à obtenir une matière première désirable et désirée par beaucoup (or ou argent). On peut parler de monnaie matière première.
A cette époque les dettes représentent encore une part minime de la masse monétaire. Pour cent pièces d'or ou d'argent qui circulent, il y a par exemple 10 créances en circulation qui donnent droit au porteur de réclamer au terme de la créance des pièces d'or. On parle ici de monnaie privée basée sur la dette.
Avec le 18ème siècle naissent les premières monnaies papier. Elles sont émises par la banque centrale liée à un état nation, donc à un gouvernment et une armée.
Ces banques centrales ont progressivement émergé en parallèle avec la montée en force des états nations. Elles permettent notamment d'encadrer les activités bancaires et d'éviter les faillites nombreuses et parfois frauduleuses (lorsqu'une banque prête bien au delà de son stock de monnaie centrale).
Jusque dans les années 30, ces monnaies papiers sont la plupart du temps indexées sur l'or. Les banques centrales nationales conservent un immense stock d'or, les stocks d'or des banques privées deviennent marginaux. Les particuliers peuvent venir échanger des billets contre de l'or à un taux donné. Dans les faits, pour diverses raisons, ils le font peu.
La banque centrale peut donc émettre des billets papiers, bien au delà du ratio officiel à son stock d'or. Jusqu'à la fin des années 50 les billets papiers représentent plus de 25 % de la masse monétaire totale dans les pays occidentaux. La banque centrale dispose ainsi d'un levier pour influencer directement la taille de la masse monétaire.
Durant cette période les banques commerciales continuent d'accroitre leur activité. Elles continuent à acroitre l'encours de leurs prêts. Cette activité de prêt, crée de la monnaie selon les mécanismes exposées ci-dessus. La nature de la dette à cependant changé.
La dette devient un droit à obtenir un billet papier émis par la banque centrale, qui est lui même un droit à obtenir de l'or à un taux donné. Il y a donc deux niveaux (Entre 1945 et 1971 il y en a trois en Europe, la dette est un droit à des billets échangeables à un taux donné contre le dollar échangeable à un taux donné contre de l'or).
L'or et l'argent continue d'être des monnaies matières premières.
Le billet de banque est un droit à obtenir de l'or, il est aussi un droit à obtenir des marchandises garanti par le pouvoir étatique, il a en effet court légal dans un état nation. Ils'agit d'une monnaie publique, basée sur le pouvoir légal et militaire.
La créance bancaire (relevé de compte, le chèque) est un droit à obtenir un billet de banque.
La part de l'or et de l'argent dans la masse monétaire devient négligeable. De fait l'or et l'argent cessent d'être utilisés pour les transactions marchandes. La part des billets émis par des banques centrales croit au 19ème siècle avant de commencer son déclin dans le 20ème siècle.
La part de la monnaie liée.
Le développement accéléré des banques commerciales dans les années 1950-1960, l'utilisation croissante des chèques puis des cartes bancaires de débit et/ou de crédit marquent une autre rupture.
Les billets cessent d'être convertibles en or (1971). L'or et l'argent cessent tout rôle dans les transactions marchandes. Les billets deviennent une part infime de la masse monétaire totale (1% en occident).
La part de la masse monétaire directement émise par les banques centrales est également en réduction constante.
Plus de 95 % de la masse monétaire repose sur l'endettement privé.
Cette évolution a une grande importance sur le pilotage de l'indice des prix par les banques centrales. Jusqu'au milieu des années 50, les banques centrales pouvaient intervenir directement sur la masse monétaire en émettant de nouveaux billets utilisés dans les transactions par les particuliers.
Avec le déclin de la demande de billets par les particuliers et l'essort de la monnaie électronique, la banque centrale n'émet sa monnaie centrale qu'en direction des banques ou éventuellement de la puissance publique (monétisation des déficits).
L'essentiel du controle de la masse monétaire par la banque centrale passe donc par le taux d'intérêt et le niveau d'incitation au développement de l'encours de crédit au sein de l'état nation.
Si d'aventure un choc exogène (un forte variation de la confiance) affecte l'activité de création de crédit du pays, la banque centrale peut ne pas pouvoir compenser ce choc par les variations du taux d'intérêt.
En ce temps là, le rythme d'extraction de l'or et de l'argent déterminait fortement le niveau des prix. Au 16ème et 17ème siècle, les espagnols et portugais ayant découverts l'amérique et entamé sont pillage en règle, revinrent chargés d'or. En Europe les prix montèrent.
Globalement cependant le rythme d'extraction étant globalement stable, la masse monétaire variait peu et lentement. Lorsque l'afflux d'or des amériques cesse, alors que l'activité économique s'accroit, une lente déflation des prix s'ensuit.
Les rois et les nobles notamment prennent l'habitude d'émettre de contracter des dettes et les fournisseurs se payent parfois entre eux avec de telles dettes. Mais cette activité reste extrèmement marginale. Seuls les personnes en qui on a confiance ou qui ont des moyens d'extorquer l'argent par la menace peuvent ainsi créer des créances.
L'église catholique interdit le prêt à intérêt. Seuls quelques minorités développent ces activités (les juifs, les templiers, certaines villes libres)
A cette époque, une dette est alors un droit à obtenir une matière première désirable et désirée par beaucoup (or ou argent). On peut parler de monnaie matière première.
A partir du 17ème siècle surtout, la banque apparait. Les premières banques sont essentiellement dse banques d'affaire. Néanmoins elles commencent à créer de la monnaie : les lettres de change.
Les banques prètent de l'argent (des pièces d'or ou d'argent) à quelqu'un, cette personne dépose une partie de l'argent prèté dans le coffre de la banque, dépense le reste auprès d'une personne qui dépose également une partie de l'argent reçu dans la banque, et dépense le reste auprès d'une personne qui dépose également une partie de l'argent reçu dans la banque ... De sorte que la banque si elle prête 100 pièces d'or par exemple, peut fort bien en récupérer 50 dans ses coffres. De sorte qu'elle peut prêter à nouveau ces 50 et les 25 qu'ils permettent de récupérer ...
La banque prête 175 pièces d'or par exemple, alors qu'elle ne dispose inialement que de 100 pièces d'or dans son coffre. Mais ce n'est pas grave, parce que chacun est satisfait de confier à la banque son or et qu'il est très rare que tout le monde souhaite récupérer simultanément son argent. En fait collectiment 75 créances, droit à obtenir des pièces d'or auprès de la banque ont été créées.
A cette époque, une dette est encore un droit à obtenir une matière première désirable et désirée par beaucoup (or ou argent). On peut parler de monnaie matière première.
A cette époque les dettes représentent encore une part minime de la masse monétaire. Pour cent pièces d'or ou d'argent qui circulent, il y a par exemple 10 créances en circulation qui donnent droit au porteur de réclamer au terme de la créance des pièces d'or. On parle ici de monnaie privée basée sur la dette.
Avec le 18ème siècle naissent les premières monnaies papier. Elles sont émises par la banque centrale liée à un état nation, donc à un gouvernment et une armée.
Ces banques centrales ont progressivement émergé en parallèle avec la montée en force des états nations. Elles permettent notamment d'encadrer les activités bancaires et d'éviter les faillites nombreuses et parfois frauduleuses (lorsqu'une banque prête bien au delà de son stock de monnaie centrale).
Jusque dans les années 30, ces monnaies papiers sont la plupart du temps indexées sur l'or. Les banques centrales nationales conservent un immense stock d'or, les stocks d'or des banques privées deviennent marginaux. Les particuliers peuvent venir échanger des billets contre de l'or à un taux donné. Dans les faits, pour diverses raisons, ils le font peu.
La banque centrale peut donc émettre des billets papiers, bien au delà du ratio officiel à son stock d'or. Jusqu'à la fin des années 50 les billets papiers représentent plus de 25 % de la masse monétaire totale dans les pays occidentaux. La banque centrale dispose ainsi d'un levier pour influencer directement la taille de la masse monétaire.
Durant cette période les banques commerciales continuent d'accroitre leur activité. Elles continuent à acroitre l'encours de leurs prêts. Cette activité de prêt, crée de la monnaie selon les mécanismes exposées ci-dessus. La nature de la dette à cependant changé.
La dette devient un droit à obtenir un billet papier émis par la banque centrale, qui est lui même un droit à obtenir de l'or à un taux donné. Il y a donc deux niveaux (Entre 1945 et 1971 il y en a trois en Europe, la dette est un droit à des billets échangeables à un taux donné contre le dollar échangeable à un taux donné contre de l'or).
L'or et l'argent continue d'être des monnaies matières premières.
Le billet de banque est un droit à obtenir de l'or, il est aussi un droit à obtenir des marchandises garanti par le pouvoir étatique, il a en effet court légal dans un état nation. Ils'agit d'une monnaie publique, basée sur le pouvoir légal et militaire.
La créance bancaire (relevé de compte, le chèque) est un droit à obtenir un billet de banque.
La part de l'or et de l'argent dans la masse monétaire devient négligeable. De fait l'or et l'argent cessent d'être utilisés pour les transactions marchandes. La part des billets émis par des banques centrales croit au 19ème siècle avant de commencer son déclin dans le 20ème siècle.
La part de la monnaie liée.
Le développement accéléré des banques commerciales dans les années 1950-1960, l'utilisation croissante des chèques puis des cartes bancaires de débit et/ou de crédit marquent une autre rupture.
Les billets cessent d'être convertibles en or (1971). L'or et l'argent cessent tout rôle dans les transactions marchandes. Les billets deviennent une part infime de la masse monétaire totale (1% en occident).
La part de la masse monétaire directement émise par les banques centrales est également en réduction constante.
Plus de 95 % de la masse monétaire repose sur l'endettement privé.
Cette évolution a une grande importance sur le pilotage de l'indice des prix par les banques centrales. Jusqu'au milieu des années 50, les banques centrales pouvaient intervenir directement sur la masse monétaire en émettant de nouveaux billets utilisés dans les transactions par les particuliers.
Avec le déclin de la demande de billets par les particuliers et l'essort de la monnaie électronique, la banque centrale n'émet sa monnaie centrale qu'en direction des banques ou éventuellement de la puissance publique (monétisation des déficits).
L'essentiel du controle de la masse monétaire par la banque centrale passe donc par le taux d'intérêt et le niveau d'incitation au développement de l'encours de crédit au sein de l'état nation.
Si d'aventure un choc exogène (un forte variation de la confiance) affecte l'activité de création de crédit du pays, la banque centrale peut ne pas pouvoir compenser ce choc par les variations du taux d'intérêt.
jeudi, septembre 22, 2005
the subject of this blog
2006 is bound to be the start of three big revolutions.
1 the end of the free market era, deregulation, supply side policies, reaganomics and the infatuation of thatcherists, chicago boys and others dumb austrians ...
Between 1939 and 2006 the world economy has piled debt upon debt. Debt levels have gone through the roof. Consumer debt, government debt (which is way higher than officially recorded in public accounting), banks debt. Only companies have remained approximatively stable in their debt position.
Debt as a ratio of world GDP is up.
On this blog we'll post data on this fact.
THis is a direct cause of falling wage/productivity ratio, wages are a smaller share of value added. And this is probably caused by globalisation and the fantastic "reserve army" of peasant in Asia ready to join the asian labor force at the survival wage, even if their productivity is 3 times their wage.
Producers lend to consumers whose wages are too low in order to get sufficient demand. Investment is made in excess. So much, that right now, investment level is falling world wide : there isn't any more profitable investments available. This is just what Marx correctly predicted, when the wage level does not rise with productivity (and only when it does not) sooner or later, there is no profitable investment to make.
We'll document that growing gap between productivity and wage, and the lack of investment.
Therefore more and more people are going into cash. Savings are bound to raise once people repay debts. But then you can expect a credit crunch and deflation.
And the central banks world wide will not be able to fight deflation, just like japan was unable to fight deflation.
Why because :
1 helicopter drop of money is technically not possible. Back to 50 years ago, central banks created 50% of the money supply, now that's below 5%. So if the private money falls by say 5%, the money supply of the central bank would have to double to compensate this.
Unbelievable.
2 It won't be done because politically no one is ready to do it. Debts have grown for 20 years and risks have mounted of debt deflation. In Japan they've face 10 years of deflation. But the central banks of japan has not dared to crowd out private banks and market actors out of the money creation. Out of 100 yen available in japan, still only 5 are from the central bank.
Basically central banks have been working for the banking community for a while, and not for we the people, there's been a rampant privatisation of money creation. But private money creation is based on private debt. So if the level of debt falls, comes deflation, rising real rates, bankrupties etc.
My bet is that only when deflation will have caused very severe damange will the central banks dare crowd private banks out of the money creation (in concrete terms, will they dare finance the government deficit with central bank money, money directly going to indebted consumers who could then repay the debts owned to the bankers, the destruction of private money limiting the desired inflationist impact of the action).
So that's number one. In 2006, thanks to a crashing world housing market. We'll document that too, the world economy will plundge in world deflation.
Number 2 :
Globalisation of trade and free capital movement comes to an end. That's a direct result of the crisis. Governments realise they can't manage the mess because their economies are still to open, they all try to devaluate their currencies, reduce imports ... Remake of the 30's.
It's already going on. We'll keep track of mounting protectionnism.
(FYI yes protectionnism in itself is a bad thing and free market is a good thing, but we need to understand that excess turns any good thing into a bad thing. Besides their is no such thing as "a global economy" there is a walk towards a global economy, a free market etc. The problem appear when instead of walking you start to run, and then run down a mountain, and then dive and hope there will be water below ... Because the movement is going too fast. Precisely, the opening of trade to asia was probably too fast for a stable world growth.
It's not unusual. The economy is cycles around a trend.
SO we'll document cycles around a trend towards greater globalisation.
I'll try to explain the 4 modes of cooperation I've identified in my PH D in economics and how they can help to understand the present mess.
3 The end of our productivist era.
The present crisis will sign the end of the free market ideology, just 15 years after the end of the communist ideology. Both shared the idea that there is something called technological progress. Humans can domesticate the earth.
THis is prooving to be a myth. We'll document signs that we're not domesticating anything, rather creating a mess around us, because we can't find our correct niche in the ecosystem. We're just like any predators who become too numerous too rapacious and end up dying in numbers when there's not enough livestock to feed them.
Hence epimethee.
Now, that's quite a challenge.
Quite a hope also. Welcome 2006 and the oncoming revolutions.
1 the end of the free market era, deregulation, supply side policies, reaganomics and the infatuation of thatcherists, chicago boys and others dumb austrians ...
Between 1939 and 2006 the world economy has piled debt upon debt. Debt levels have gone through the roof. Consumer debt, government debt (which is way higher than officially recorded in public accounting), banks debt. Only companies have remained approximatively stable in their debt position.
Debt as a ratio of world GDP is up.
On this blog we'll post data on this fact.
THis is a direct cause of falling wage/productivity ratio, wages are a smaller share of value added. And this is probably caused by globalisation and the fantastic "reserve army" of peasant in Asia ready to join the asian labor force at the survival wage, even if their productivity is 3 times their wage.
Producers lend to consumers whose wages are too low in order to get sufficient demand. Investment is made in excess. So much, that right now, investment level is falling world wide : there isn't any more profitable investments available. This is just what Marx correctly predicted, when the wage level does not rise with productivity (and only when it does not) sooner or later, there is no profitable investment to make.
We'll document that growing gap between productivity and wage, and the lack of investment.
Therefore more and more people are going into cash. Savings are bound to raise once people repay debts. But then you can expect a credit crunch and deflation.
And the central banks world wide will not be able to fight deflation, just like japan was unable to fight deflation.
Why because :
1 helicopter drop of money is technically not possible. Back to 50 years ago, central banks created 50% of the money supply, now that's below 5%. So if the private money falls by say 5%, the money supply of the central bank would have to double to compensate this.
Unbelievable.
2 It won't be done because politically no one is ready to do it. Debts have grown for 20 years and risks have mounted of debt deflation. In Japan they've face 10 years of deflation. But the central banks of japan has not dared to crowd out private banks and market actors out of the money creation. Out of 100 yen available in japan, still only 5 are from the central bank.
Basically central banks have been working for the banking community for a while, and not for we the people, there's been a rampant privatisation of money creation. But private money creation is based on private debt. So if the level of debt falls, comes deflation, rising real rates, bankrupties etc.
My bet is that only when deflation will have caused very severe damange will the central banks dare crowd private banks out of the money creation (in concrete terms, will they dare finance the government deficit with central bank money, money directly going to indebted consumers who could then repay the debts owned to the bankers, the destruction of private money limiting the desired inflationist impact of the action).
So that's number one. In 2006, thanks to a crashing world housing market. We'll document that too, the world economy will plundge in world deflation.
Number 2 :
Globalisation of trade and free capital movement comes to an end. That's a direct result of the crisis. Governments realise they can't manage the mess because their economies are still to open, they all try to devaluate their currencies, reduce imports ... Remake of the 30's.
It's already going on. We'll keep track of mounting protectionnism.
(FYI yes protectionnism in itself is a bad thing and free market is a good thing, but we need to understand that excess turns any good thing into a bad thing. Besides their is no such thing as "a global economy" there is a walk towards a global economy, a free market etc. The problem appear when instead of walking you start to run, and then run down a mountain, and then dive and hope there will be water below ... Because the movement is going too fast. Precisely, the opening of trade to asia was probably too fast for a stable world growth.
It's not unusual. The economy is cycles around a trend.
SO we'll document cycles around a trend towards greater globalisation.
I'll try to explain the 4 modes of cooperation I've identified in my PH D in economics and how they can help to understand the present mess.
3 The end of our productivist era.
The present crisis will sign the end of the free market ideology, just 15 years after the end of the communist ideology. Both shared the idea that there is something called technological progress. Humans can domesticate the earth.
THis is prooving to be a myth. We'll document signs that we're not domesticating anything, rather creating a mess around us, because we can't find our correct niche in the ecosystem. We're just like any predators who become too numerous too rapacious and end up dying in numbers when there's not enough livestock to feed them.
Hence epimethee.
Now, that's quite a challenge.
Quite a hope also. Welcome 2006 and the oncoming revolutions.
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